Rhûdari : Différence entre versions
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Version du 6 octobre 2025 à 00:44
Les Rhûdari forment une des 10 Lignées dirigeant « l'empire » de Fehn. La lignée de Rhûda est la plus "militaire" du Matriarcat, originaire du centre du continent, c'est pourtant elle qui est en charge de l'expansion de leur nation dans les Îles Mordorées, après avoir harcelé le Royaume de Singhal pendant plusieurs décennies, jusqu'à ce que leurs pendant "diplomatique", les Lalnyhari n'y négocient une paix.
Même pour leurs "soeurs", les filles de Rhûda passent, au mieux, pour des brutes, mais force est de constater que leurs armées bardées d'acier et vétues de pourpre obtiennent des résultats pour la plus grande gloire du Matriarcat.
Sommaire
Renseignements obtenus
Les Rhûdari étant les antagonistes du troisième chapitre de la campagne, les Endilan ont fait travailler leurs réseaux pour se renseigner sur elles.
les secrets ci après ont été partagés avec les PJ de l'épisode, sur autorisation du MJ pour les autres
Màjhi
Considérée comme une Màjhi dangereuse, instable et même vulgaire par l'Adulée Arcaniste Laliorijdhel (mentore de Lalshurya, conseillère de la Révérée Maîtresse Lalsangzuali et probablement la "sorcière" la plus savante dont vous ayez jamais entendu parler), la Pyromancie est la seule spécialité où les Rhûdari excellent, donc la seule qui soit vraiment mise en avant dans leur Lignée tordue, alors même qu'elle a assez mauvaise presse à Fehn puisqu'elle a failli anéantir plusieurs villes, dont la cité natale des Rhûdari (et il semble qu'elles n'en aient pas tiré la leçon attendue). Elles entraînent également des Animistes (màjhi du vivant), des Alchimistes (plein !) et des Élémentalistes plus généralistes, mais ces dernières sont minoritaires et rarement employées à la guerre.
Si nombre de leurs technologies militaires actuelles sont plus ou moins indirectement issues d'expériences Pyromantiques (les armes incendiaires, l'alliage spécial de leurs lames, divers procédés alchimiques, l'usage d'augmentations corporelles métalliques...), ces techno' fonctionnent d'autant mieux qu'elles s'éloignent davantage des pratiques màjhiques, puisque si les Rhûdari comprennent une assez large caste de pyrotechniciennes, les véritables Pyromanciennes forment plutôt une sorte d'élite religieuse sectaire, moins intéressées par l'efficacité stratégique que par l'adoration des flammes –et par extension de la souffrance et de la destruction.
Dans toute la flotte déployée contre le Sultanat, les Lalnyhari estiment plusieurs centaines d'artilleuse-pyrotechniciennes mais seulement une grosse 20aine de ces Pyromanciennes (donc même pas une par navire) dirigées par l'Exaltée Rhûshidarù, à qui l'Amirale Rhûang (à la tête des opérations navales) n'a apparemment confiée qu'une seule vraie mission depuis bientôt 2 ans : détruire les ports hauturiers de Laga-Lahang et Lagilathàn. Et s'il aurait suffit de démolir les jetées et les entrepôts à coups d'artillerie, les prêtresses du feu ont préféré réduire en cendres les deux cités, causant plusieurs milliers de morts, peut-être 20 fois plus de réfugiés, des millions de roupies de dommages matériels et la perte de plusieurs constructions antiques pour des raisons essentiellement cérémonielles : les Pyromanciennes en ont fait un grand rituel, et ont ensuite grillé quelques centaines de captifs pour faire bonne mesure (littéralement : elles ont de grands grills métalliques pour cuire les gens).
Les Pyromanciennes sont assez faciles à repérer puisqu'elle portent de grandes toges et de hautes coiffures orange vif (au sein d'une vaste armée acier et pourpre) et que le risque qu'elles représentent motive les capitaines à battre un pavillon spécial, lui aussi orange, lorsqu'elles se trouve à bord d'une jonque.
Ayant déjà incité plusieurs d'entre elles à s'immoler, l'Adulée Arcaniste Laliorijdhel ne trouve pas que les Pyromanciennes soient particulièrement efficaces ou résistantes à la suggestion, mais elles ne craignent pas la mort ni la douleur. Elles sont aussi plus disciplinées et organisées qu'on ne croirait (leur hiérarchie est très, très stricte) et leur habitude de torturer les prisonniers semble leur apporter pas mal de renseignements (en plus d'une évidente satisfaction). Mais si elles sont mieux renseignées que leurs collègues, divers ratages stratégiques de leur flotte mettent en doute le partage de leurs informations (à vérifier). De fait, l'Adulée Arcaniste ne vous recommande vraiment pas d'être capturé·es : si vous avez le choix, préférez une bonne noyade.
L'Adulée Laliorijdhel ne connaît que de réputation sa jeune consœur, l'Exaltée Rhûshidarù, mais celle-ci s'était fait remarquée durant ses études de màjhi (même Lalshurya en a entendu parlé : au départ, c'était une Élémentaliste "normale", sans doute radicalisée plus tard) et son ascension politique depuis exclut qu'elle soit aussi bornée que la majorité des Pyromanciennes, puisqu'elle aurait aujourd'hui l'oreille de sa Reine : s'il est difficile d'estimer ce dont l'Exaltée est capable à la guerre, mieux vaudrait donc ne pas la prendre pour une cruche.
Diverses sources confirment que ses relations avec l'Admirée Amirale Rhûang sont plus "polies" qu'amicales, probablement à cause de la pratique rituelle de brûler des guerrières choisies de temps en temps (?), mais que la prompte destruction des deux ports (ça n'a notoirement pris qu'un après-midi) leur vaut désormais une certaine estime parmi les officières de Rhûda, quoique les analystes Lalnyhari ne sachent pas vraiment dire si l'Amirale et les Pyromanciennes sont vraiment "alliées" : la secte est vraiment très opaque.
Il faut dire qu'elles partaient d'assez bas puisqu'elles sont originaires de l'intérieur continental du Matriarcat, la plupart n'étaient de fait jamais montées sur un bateau il y a encore un demi-siècle. Afin d'attaquer le Royaume de Singhal, elles ont donc dû inventer la marine de guerre quasiment de toute pièce, en singeant la marine marchande (et côtière) des Lalnyhari (qui ne faisaient guère d'efforts pour aider) et en noyant des milliers de guerrières sans mollir pour expérimenter, prendre des notes et améliorer les techniques. Il faut admettre que les Mers Serpentines sont certainement moins froides mais pas plus pacifique que votre bien aimée Mer d'Écume, d'ailleurs les ouragans y sont aussi fréquents que les requins.
Néanmoins, après 50 ans d'essais, ratages et améliorations navales, les Rhûdari sont tout de même arrivées à plusieurs résultats efficaces:
● leurs chantiers navals produisent vite et beaucoup, alors même que tous les matériaux doivent être importés. Leurs jonques sont assez médiocres, mais elles en ont à peu près autant qu'elles peuvent en staffer et elles itèrent constamment sur leur design. Notamment, les navires assez instables d'il y a encore deux ans ont été largement remplacés par des bâtiments plus bas sur l'eau mais plus fiables et des gréements plus maniables (ils prennent donc mieux le vent) sans rogner sur une artillerie et des troupes toujours excessives : leurs jonques vogueraient sans doute mieux si elles étaient moins surchargées, mais Rhûda semble avoir tant de guerrières et d'armement qu'elle ne peut pas s'empêcher d'en bourrer ses ponts. Leur marine est peut-être déjà meilleure que celle de l'Empire et, si le conflit dure encore 3 ou 4 ans, elle pourrait dépasser celle des Kaliganthais (donc, d'ici un bon siècle, elle ratrappe les Kerdans).
● leurs artilleuses commencent à devenir dangereuses, quoique surtout à courte distance : les Rhûdari n'ont pas encore l'art du tir dans le roulis des corsaires Maletudine ou les techniques de feu roulant des Sangrine mais, depuis quelques mois, si elles arrivent (péniblement) à portée de tir, elles touchent assez souvent leur cible et elles font vraiment mal.
● elles sont redoutables en mêlée : autant la marine c'est pas leur rayon, autant les Rhûdari brillent à la bagarre et plusieurs équipages kerdans se sont vite mordu les doigts d'avoir abordé une jonque. De même, les corsaires ont désormais pour ordre de ne plus chercher le contact à terre : seulement 2 escarmouches au sec, dont une pendant que les Fehnri se remettaient d'un naufrage, ont suffi à démontrer que les p'tites guerrières peuvent torcher les Kerdans même en sous-nombre dès qu'elles sont sur la terre ferme.
Côté vitesse c'est encore assez pathétique, la navigation semble en soi leur poser des problèmes (assez fréquemment, des corsaires kerdans tombent sur une demi-douzaine de jonques à un endroit où elles ne sont manifestement pas arrivées exprès), elles sont complètement désemparées si elles se retrouvent face au vent (alors que ça tourne pas mal, dans le coin), elles ne connaissent pas bien les côtes du Sultanat et font parfois naufrage pour avoir mal jugé du fond...
Globalement, l'Amirauté des Lusiarine estime que les mers et l'incompétence font presque la moitié du boulot : leurs corsaires causent un petit peu plus de dégâts que les Rhûdari n'en subissent d'elles-mêmes. Néanmoins, les Fehnri améliorent graduellement leurs performances et les récentes déculottées subies par les Kerdans indiquent assez bien que, avec le nombre pour elles et des ressources virtuellement inépuisables, la situation est en train de changer...Ravitaillement
📜 **RHÛDA 3 : Ravitaillement** (approfondi depuis le wiki *Sultanat > Briefing kerdan*)
Si l'Île myriadine de **Galinga** (voir carte, un peu plus bas) est le poste avancé de la flotte rhûdari et le port d'attache de ses patrouilles maritimes, l'endroit ne compte qu'un gros bourg récemment fortifié, des rizières et 2 villages de pêcheurs qui n'assurent qu'à peine les vivres nécessaires à la garnison locale (plusieurs centaines de guerrières) et une poignée d'équipages.
Tout le reste –nourritures, armes, munitions, bois de marine, pièces de rechange, outillages, uniformes, remèdes, documents, courrier, gazettes, papèterie, éclairage...– doit être expédié depuis la cité de **Juhà-Lang** (développée en un grand port militaire durant la guerre de Singhal).
Et les troupes de Rhûda **consomment énormément**, autant parce qu'elles sont habituées à une qualité de vie dont les mercenaires nordiques n'oseraient pas rêver que parce qu*'enterrer l'ennemi sous la charge économique* est un principe fondamental de la stratégie de Rhûda : un flux constant de ravitaillement transite donc vers Galinga pour être distribué aux navires de combat, un volume que les Lalnyhari évaluent autour de **200 tonneaux par huitaine** (pour situer *l'Ananta* d'Adira Pratesh, sans doute la plus grande nef de charge que vous ayez vu de près, titre 300 tonneaux) et qui réclame qu'**une à deux jonques** de transport fassent constamment des allers-retours depuis Juhà-Lang, pour un coût mensuel de quelques 6.000 Ɍoupies (~3.000£).
Et vous serez intéressés de savoir que ces transports hebdomadaires ne sont que légèrement armés et ***pas vraiment escortés*** : s'il arrive que des jonques de guerre – *"runjathàm"*– accompagnent les grandes *jyankàm* (très semblables aux jonques marchandes des Lalnyhari) pour remplacer des jonques perdues au combat, il n'est pas inhabituel qu'une *jyankàm* voyage seule sur près de 200 miles marins (500km) !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tonnage Notez d'ailleurs que les manufactures militaires de Juhà-Lang ne produisent qu'**une petite moitié de tout ce ravitaillement** (mais 80% des jonques de combat) : une grande partie des matériaux, des voiles et de l'artillerie est déjà convoyée jusque-là depuis la mégalopole de **Nanghyamsi**, en suivant une route "méridionale" encore méconnue à travers les 36 Serpents.
Parce que des Maletudine se sont déjà intéressés à la **route maritime entre Juhà-Lang et Galinga**, ils peuvent vous dire qu'elle est coupée par un secteur de grand fonds où les courants sont un peu sévères, et que les grandes jonques de charge préfèrent souvent contourner par le Nord, vers l'île singhalaise de **Barishalà** *où elles n'ont pourtant pas le droit de faire escale* (ça fait partie du traité de paix) : en cas de tempête ou d'avarie, elles accostent parfois dans la petite île voisine et sauvage de Badhùlarapang (le p'tit point voisin, sur la carte) : c'est dire si elles font alors de belles cibles...
Malheureusement, jusqu'ici, le Sultanat a bien trop peur de déclencher une guerre à grande échelle pour oser *attaquer* la flotte de Rhûda, ou autoriser les corsaires kerdans à le faire : techniquement, jusqu'aux récents incendies, les Rhûdari n'opéraient qu'un **blocus maritime** qui emmerdait bien plus les Kerdans que les Kaliganthais, et ces derniers sont très conscients que si le Royaume de Singhal, bien plus puissant, a dû ployé le genou face à Fehn, leurs chances seraient très minces dans un conflit ouvert.
Faiblesses
Si l'on a déjà mentionné la médiocrité de leur marine, l'irrationalité des Pyromanciennes et la vulnérabilité de leur ligne de ravitaillement illustrent en fait une faiblesse stratégique bien plus large des Rhûdari : **l'arrogance**. Encore une petite maisonnée de forgeronnes (et d'alchimistes) il y a 120 ans, la Lignée de Rhûda a développé une armée si vaste, des technologies si avancées et s'est élevée si vite jusqu'à l'Assemblée des Reines que ses Matrones, officières et soldates en ont conçu un sérieux **complexe de supériorité**. (Les marinières sont à peine plus humbles, quoiqu'elles aient beaucoup morflé pour créer une flotte militaire.)
Pour commencer, leur commandement fait parfois de grosses erreurs stratégiques en oubliant simplement de tenir compte que l'adversaire aussi pourrait réfléchir, inventer ou faire preuve de vaillance : l'Admirée Amirale Rhûang est réputée plus méfiante que la moyenne (peut-être parcequ'elle doit gérer un sévère taux de pertes), mais nombre de ses officières ont **tendance à sous-estimer l'ennemi**, qu'il soit Kaliganthais ou Kerdan. De même, si les techniciennes et ingénieures apprennent manifestement de leurs échecs (et plutôt vite, encore), les militaires sont très capables de **faire plusieurs fois la même connerie** justement parce qu'elles peinent à identifier leurs erreurs comme telles : quand elles se plantent, c'est *a priori* qu'une subordonnée a manqué à son devoir, que l'ennemi a eu de la chance ou que la mer était contre elles.
Les guerrières Rhûdari ont d'ailleurs un peu trop l'habitude de compter sur **leur armement de pointe** et, si vous parveniez à perturber leur logistique, elles en seraient d'autant plus diminuées qu'elles auraient du mal à modifier leur tactique et à se restreindre d'attaquer le temps de corriger le problème.
C'est d'ailleurs une autre manifestation de leur arrogance que de se montrer **trop agressives** : elles foncent souvent dans le tas par principe, autant parce que l'agression est une valeur fondatrice dans leur Lignée que parce qu'elles ont, là encore, pris l'habitude de négliger le danger. Une première conséquence de cette agressivité, c'est que leur **taux de pertes** est, en mer, assez délirant : puisqu'elles n'ont même pas vraiment *besoin* de se presser, n'importe quelle autre armée s'arrêterait pour repenser la stratégie et au moins optimiser les coûts humains et matériels mais, même en dehors des Pyromanciennes, les dirigeantes rhûdari ont tendance à **dilapider leurs ressources** (certes pléthoriques), à gâcher des compétences et des vies, puis à mépriser le ressentiment (ou le fatalisme morbide) que ça engendre dans les troupes.
Une autre tendance néfaste est justement de gâcher du temps, du sang ou du matériel par la manie de causer des dommages inutiles à l'ennemi par **simple cruauté** : non seulement elles préfèrent toujours l'attaque à la défense mais elles exercent souvent une violence gâcheuse sur les vaincus (humiliations, tortures, exécutions...), elles négligent complètement les conséquences économiques et sociales de leurs destructions et détruisent donc durant leurs "conquêtes" des tas de gens et de choses (des ressources, des infrastructures, des savoirs-faire...) qu'elles auraient mieux fait d'exploiter.
En particulier, elles sont **mal renseignées** parce qu'elles ne font aucun effort diplomatiques ou pour cultiver des réseaux locaux, pour se faire admettre chez l'ennemi le temps de dresser des cartes ou de faire de la reconnaissance, et se trimballent donc une réputation (méritée) de bourrines sanguinaires qui n'incite guère à se rallier à elles : les Lanyhari ont cherché si Rhûda avait des sympathisants au Sultanat et ont trouvé quelques nobles qui contestent l'autorité du Sultan, mais personne qui *soutienne* effectivement l'invasion.
De même, avoir **ravagé Laga-Lahang et Lagilathàn** était sans doute une erreur stratégique : ça a peut-être fait plaisir aux Pyromanciennes mais ça pourrait finalement motiver le Sultanat à se mobiliser bien davantage contre elles, le Sultan à réviser sa politique strictement défensive et donc vous valoir le droit de frapper Galinga ou la ligne de ravitaillement (non protégée) des Rhûdari. D'ailleurs, si elles finissaient par soumettre le Sultanat, elles regretteraient peut-être d'avoir ainsi incendié l'industrie précieuse, fragile et lucrative qu'était la **teinturerie** locale.
En fait, vos amies de Fehn ont vérifié que même si l'offensive est très populaire au Matriarcat et largement soutenue par l'Assemblée des Reines, le **bilan financier est assez médiocre** du fait même de ces pertes considérables (et partiellement évitables) comme de ces destructions inutiles. Alors qu'elles pourraient prendre leur temps pour renforcer leur marine en progrès au lieu de la lancer constamment à l'assaut, alors qu'elles sont en passe de remporter une victoire historique pour leur Lignée, les Rhûdari pourraient bien entamer l'approbation –et donc le *financement*– dont elles jouissent pour la seule raison que les autres Lignées sont assez déçues des maigres gains produits par leur considérable investissement. Vues les énormes sommes en jeu et le besoin impérieux du Matriarcat d'ouvrir un accès vers le Nord, les Lalnyhari pensent que leurs rivales ne sont *pas* encore à quelques millions de Ɍoupies de perdre leur mandat, mais si la campagne navale finissait par se révéler vraiment déficitaire, à un moment, les autres Reines pourraient se lasser...
🚨 Notez encore que, vue ses "principes", Rhûda n'est pas du genre à tolérer un affront : si vous parvenez à rentrer dans le lard des Rhûdari, comptez que leurs **représailles** seront saignantes.Capacité de renseignements
J'ai déjà mentionné que les Pyromanciennes tiraient quelques infos de la torture, mais l'essentiel du renseignement rhûdari est évidemment **militaire**, principalement via le **corps d'élite des Shalùdanay** –les Éclaireuses (quoique la traduction exacte se rapprocherait plutôt de *"rangers"*).
Parce qu'elles ont une assez longue tradition d'adaptation, elles ont bien moins de mal à se mettre à la marine que le reste de l'armée et, fortes d'un équipement de pointe (optique, navigation, mesures, camouflage et communications màjhiques...) elles rôdent tout autour du Sultanat dans de petits navires discrets –souvent manœuvrés par des esclaves myriadins– en observant à distance, en faisant quantités de relevés et en traçant des cartes... avant de ***débarquer furtivement***. Une fois sur terre, elles continuent d'**espionner** façon ninja, réussissant fréquemment à s'infiltrer dans les places fortes, à voler ou copier des documents stratégiques et à écouter des conversations (contrairement à leurs consœurs, elles comprennent toutes le Ganthi).
- (En tous cas, c'étaient les méthodes observées pendant la guerre de Singhal.)*
Le Khujayan de Samudra estime qu'elles sont **entre 50 et 150** autour du Sultanat : leur nombre est difficile à évaluer puisque tout ce qui les concerne est *extrêmement secret*, mais le bureau d'analystes de Juhà-Lang qui collecte, croise et synthétise les renseignements de la flotte (dont, probablement, une grosse majorité transmise par les Shalùdanay), ne compte que **6 scribes** journaliers. Pour situer, les Lalnyhari emploient trois fois plus de monde, jour et nuit, rien que pour traiter la récolte du seul réseau implanté à Marandrah.
Mais ça nous amène aux communications màjhiques... Bien que leurs màjhiciennes ne valent pas celles de Lalnyha, les Rhûdari ont fini par développer un moyen de **communication à distance** : les *Serendhijong* (singulier : Serendijhù) forment un réseau de lourdes statues de bronze (comptez dans les 200kg) capables de transmettre la voix d'une opératrice spécialisée vers toutes les statues à portée. Comme, à nouveau, cette distance est réduite par les mers au point que la voix soit à peine perceptible, les opératrices rhûdari doivent fréquemment **répéter les messages de proche en proche**, ce qui permet à vos alliées de déduire qu'il existe *au moins* une station-relais entre Galinga et Juhà-Lang. Et comme il faut bien s'organiser pour l'éventuelle réponse, les Rhûdari utilisent un système d'horaires et de clepsydres pour éviter que des transmissions simultanées se brouillent les unes les autres.
D'ailleurs, puisqu'il n'est pas difficile pour des Mentalistes compétentes d'espionner ce réseau, les Rhûdari ont mis au point **un code**, fréquemment mis à jour, et qui résiste pour l'instant aux Lalnyhari.
Durant l'année passée, des modèles "**transportables**" à portée réduite (peut-être 100km) ont été confiés aux Shalùdanay : chaque statue pèse quand-même 60kg et, s'il est probable qu'elles les emmènent sur leurs navires, elles ne les débarquent sans doute pas.
- Mettre la main sur un des nécessaires livrets de code** serait, par contre, extrêmement précieux à tous leurs ennemis...