Rhûdari : Différence entre versions

De Marches du Nord
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Les Rhûdari forment une des sept Lignées dirigeant « l'empire » de [[Fehn]]. La lignée de Rhûda est la plus "militaire" du Matriarcat, originaire du centre du continent, c'est pourtant elle qui est en charge de l'expansion de leur nation dans les Îles Mordorées, après avoir harcelé le [[Royaume de Singhal]] pendant plusieurs décennies, jusqu'à ce que leurs pendant "diplomatique", les Lalnyhari n'y négocient une paix.
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Née au Sud de [[Fehn]] et longtemps une simple Maisonnée de Forgeronnes au service de l'Antique Lignée de Yi <ref>"Antique" signifiant ici : d'''avant l'unification du Matriarcat'' par l'[[Assemblée des Reines]].</ref>, les Rhûdari ne sont devenues une véritable Lignée qu'il y a quelques 120 ans, grâce à une '''expertise pyrotechnique inouïe''' qui s'est traduite en multiples '''technologies guerrières''', le développement de la plus '''vaste armée''' depuis les guerres d'unification du Matriarcat et, il y a un peu plus de 50 ans, leur accession à l'[[Fehn#Lignées|Assemblée des Reines]].<br>
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Ainsi devenue le '''bras armé du Matriarcat''', redoutée pour la puissance de ses forces terrestres et le fanatisme de ses '''Pyromanciennes''', la Lignée de Rhûda s'est (péniblement) mise à la [[marine]] pour tenter de '''conquérir les [[Îles Mordorées]]''' : après avoir mené un demi-siècle d'une guerre au succès mitigé contre le [[Royaume de Singhal]] (conflit d'ailleurs conclu par un traité de paix grâce à leurs concurrentes [[Lalnyhari]]), elle tente aujourd'hui d'étouffer le '''[[Sultanat de Kaliganthàm]]''' et la flotte marchande des [[Lusiarine]] sous le poids d'un considérable '''blocus maritime'''...
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► Les Rhûdari étant les '''principales antagonistes''' du [[:Catégorie:Chapitre III : "Tropiques"|Chapitre III : "Tropiques"]] de notre campagne, elles sont rapidement devenues l'objet d'un intense intérêt de la part de plusieurse [[Factions]] nordiques, unies dans la défense du Sultanat : d'abord (mais ''très discrètement'') leurs habituelles rivales de la [[Lalnyhari|Lignée de Lalnyha]], puis les explorateurs [[Sotorine]] alliés au réseau commercial de la "[[Prateshugi]]" (fondé par le célèbre et richissime [[Adira Pratesh]]), et même quelques ambitieux officiers [[hornois]] du [[Bastion Septentrional]].<br>
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Les informations qui suivent sont donc largement le fruit de l'étude (et d'un peu d'espionnage) de cette coalition...
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==Origines WIP==
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Bien avant les guerres continentales qui unifièrent le Matriarcat de Fehn<ref>Il y a donc bientôt 3 siècles.</ref>, la '''cité de Ryûji''' était déjà l'unique joyau des montagnes arides (et volcaniques) du Kalgaryû formant la frontière Nord de l'ancien royaume méridional du Yikang : une cité de mines, de sablières, de forges et de fourneaux dont l'acier et la céramique attiraient les marchands de très loin, malgré la perpétuelle brûlure du désert de pierre qui l'entourait. Lorsque la Reine Yi-Nàn
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Issue de l'Antique Lignée de Yi qui régna jadis sur le Sud du Matriarcat de Fehn,  puis de celle de Shunjha <ref>Pour résumer ''énormément'' ce qui fut un conflit séculaire entre deux Lignées fondatrices du Matriarcat, les Shujhari récupérèrent à leur service les forgeronnes Rhûdari après avoir évincé les Yiri.</ref> 
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Les Rhûdari forment une des 10 Lignées dirigeant « l'empire » de [[Fehn]]. La lignée de Rhûda est la plus "militaire" du Matriarcat, originaire du centre du continent, c'est pourtant elle qui est en charge de l'expansion de leur nation dans les Îles Mordorées, après avoir harcelé le [[Royaume de Singhal]] pendant plusieurs décennies, jusqu'à ce que leurs pendant "diplomatique", les Lalnyhari n'y négocient une paix.
  
 
Même pour leurs "soeurs", les filles de Rhûda passent, au mieux, pour des brutes, mais force est de constater que leurs armées bardées d'acier et vétues de pourpre obtiennent des résultats pour la plus grande gloire du Matriarcat.  
 
Même pour leurs "soeurs", les filles de Rhûda passent, au mieux, pour des brutes, mais force est de constater que leurs armées bardées d'acier et vétues de pourpre obtiennent des résultats pour la plus grande gloire du Matriarcat.  
  
== '''Renseignements obtenus''' ==
 
  
Les Rhûdari étant les antagonistes du troisième chapitre de la campagne, les Endilan ont fait travailler leurs réseaux pour se renseigner sur elles.
 
  
=== Màjhi ===
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= Puissance Militaire =
''Au sujet de leurs pratique màjhiques, sur autorisation du MJ''{{Secrets|Pyromancie
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Considérée comme une Màjhi dangereuse, instable et même vulgaire par l'Adulée Arcaniste Laliorijdhel (mentore de Lalshurya, conseillère de la Révérée Maîtresse Lalsangzuali et probablement la "sorcière" la plus savante dont vous ayez jamais entendu parler), la Pyromancie est la seule spécialité où les Rhûdari excellent, donc la seule qui soit vraiment mise en avant dans leur Lignée tordue, alors même qu'elle a assez mauvaise presse à Fehn puisqu'elle a failli anéantir plusieurs villes, dont la cité natale des Rhûdari (et il semble qu'elles n'en aient pas tiré la leçon attendue). Elles entraînent également des Animistes (màjhi du vivant), des Alchimistes (plein !) et des Élémentalistes plus généralistes, mais ces dernières sont minoritaires et rarement employées à la guerre.
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Si nombre de leurs '''technologies''' militaires actuelles sont plus ou moins indirectement issues d'expériences Pyromantiques (les armes incendiaires, l'alliage spécial de leurs lames, divers procédés alchimiques, l'usage d'augmentations corporelles métalliques...), ces techno' fonctionnent d'autant mieux qu'elles s'éloignent davantage des pratiques màjhiques, puisque si les Rhûdari comprennent une assez large caste de pyrotechniciennes, les véritables Pyromanciennes forment plutôt une sorte d''''élite religieuse sectaire''', moins intéressées par l'efficacité stratégique que par l'adoration des flammes –et par extension de la souffrance et de la destruction.  
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La réputation de conquérantes et spécialistes de la guerre des Filles de Rhûda est maintenant devenue un fait incontestable. Leurs anciennes rivales, '''les Shorùari''', ont elles-mêmes fait face à cette puissance, lorsqu'elles ont tenté, '''il y a une trentaine d'années, de redorer leur blason suite à la montée en puissance des Rhûdari et à la perte de leur rôle de bras armé de l'Assemblée'''. Suite à ce conflit, les Conquérantes ont d'ailleurs pu '''récupérer les ingénieurs militaires de la Lignée de Shorù'''.
  
Dans toute la flotte déployée contre le Sultanat, les Lalnyhari estiment plusieurs centaines d'artilleuse-pyrotechniciennes mais seulement '''une grosse 20aine''' de ces Pyromanciennes (donc même pas une par navire) dirigées par l''''Exaltée Rhûshidarù''', à qui l''''Amirale Rhûang''' (à la tête des opérations navales) n'a apparemment confiée qu'une seule vraie mission depuis bientôt 2 ans : détruire les ports hauturiers de Laga-Lahang et Lagilathàn.
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==L'Art du Feu==
Et s'il aurait suffit de démolir les jetées et les entrepôts à coups d'artillerie, les prêtresses du feu ont préféré '''réduire en cendres les deux cités''', causant plusieurs milliers de morts, peut-être 20 fois plus de réfugiés, des millions de roupies de dommages matériels et la perte de plusieurs constructions antiques pour des raisons essentiellement cérémonielles : les Pyromanciennes en ont fait un grand rituel, et ont ensuite grillé quelques centaines de captifs pour faire bonne mesure (littéralement : elles ont de grands grills métalliques pour cuire les gens).
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Les Pyromanciennes sont assez faciles à repérer puisqu'elle portent de grandes toges et de hautes coiffures '''orange vif''' (au sein d'une vaste armée acier et pourpre) et que le risque qu'elles représentent motive les capitaines à battre un '''pavillon spécial''', lui aussi orange, lorsqu'elles se trouve à bord d'une jonque.
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''► Réservé aux '''joueurs et joueuses du Chapitre "Tropique"''' ou sur autorisation du MJ.''
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{{Secrets|''Sorcières'' tout comme leurs sœurs Fehnri, les Rhûdari sont reconnues pour s'être spécialisées dans '''l'art de la Pyromancie''', une '''Màjhi''' souvent décrite par le peuple de Fehn lui-même comme ''vulgaire et instable'' – et donc particulièrement dangereuse, même pour ses utilisatrices – et vulgaire. Au cœur de plusieurs drames de l'Histoire Fenhri, la mauvaise presse de cet art ésotérique accentue l'image de lignée tordue qui colle à la peau des Filles de Rhûda. En effet, l'utilisation de cette Màjhi est derrière la destruction de '''Ryûji''', la cité qui a vu naître la Lignée, '''par l'utilisation de ce feu'''. Cet événement n'a pourtant pas ralenti les Conquérantes à poursuivre leurs travaux concernant la maîtrise de cet art.
  
Ayant déjà incité plusieurs d'entre elles à s'immoler, l'Adulée Arcaniste Laliorijdhel ne trouve pas que les Pyromanciennes soient particulièrement efficaces ou résistantes à la suggestion, mais elles ne craignent pas la mort ni la douleur.
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Les plus habiles pratiquantes de la Pyromancie sont appelées '''Pyromanciennes''' et forment '''une élite religieuse et sectaire''', dont le nombre de membres atteint la vingtaine. À l'heure actuelle, cette redoutable caste est dirigée par '''l'Exaltée Rhûshidarù'''.  
Elles sont aussi plus '''disciplinées''' et organisées qu'on ne croirait (leur hiérarchie est très, très stricte) et leur habitude de torturer les prisonniers semble leur apporter pas mal de renseignements (en plus d'une évidente satisfaction). Mais si elles sont mieux renseignées que leurs collègues, divers ratages stratégiques de leur flotte mettent en doute le partage de leurs informations (à vérifier).  
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De fait, l'Adulée Arcaniste ne vous recommande vraiment pas d'être capturé·es : si vous avez le choix, préférez une bonne noyade.
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L'Adulée Laliorijdhel ne connaît que de réputation sa jeune consœur, l''''Exaltée Rhûshidarù''', mais celle-ci s'était fait remarquée durant ses études de màjhi (même Lalshurya en a entendu parlé : au départ, c'était une Élémentaliste "normale", sans doute radicalisée plus tard) et son ascension politique depuis exclut qu'elle soit aussi bornée que la majorité des Pyromanciennes, puisqu'elle aurait aujourd'hui l'oreille de sa Reine : s'il est difficile d'estimer ce dont l'Exaltée est capable à la guerre, mieux vaudrait donc ne pas la prendre pour une cruche.
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Elles vénèrent le feu sous sa forme la plus sauvage et la plus violente, finissant par mettre de côté les aspects stratégiques d'une guerre pour rechercher simplement le meilleur moyen d'exprimer leur foi : '''la souffrance de leurs victimes, ainsi que la destruction'''. Elles profitent de victimes de guerre pour pratiquer des '''rituels''', cérémonies durant lesquelles elles incinèrent les prisonniers.<br>
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Cette caste particulière est facilement reconnaissable : là où l'armée Rhûdari porte les couleurs acier et pourpre, les Prêtresses du Feu portent, quant à elles, un uniforme composé de grandes toges et hautes coiffures '''orange vif'''. Lorsqu'une Pyromancienne se trouve sur une jonque, les capitaines sont motivés, par le danger qu'elles représentent, à battre '''un pavillon spécial''', lui aussi orange. Plus disciplinées que leur comportement peut laisser prétendre, elles obéissent à une hiérarchie stricte ainsi qu'à un fonctionnement opaque pour tout observateur extérieur, et peuvent se vanter d'être expertes en récupération de renseignements par la torture.
  
Diverses sources confirment que ses relations avec l'Admirée Amirale Rhûang sont plus "polies" qu'amicales, probablement à cause de la pratique rituelle de brûler des guerrières choisies de temps en temps (?), mais que la prompte destruction des deux ports (ça n'a notoirement pris qu'un après-midi) leur vaut désormais '''une certaine estime''' parmi les officières de Rhûda, quoique les analystes Lalnyhari ne sachent pas vraiment dire si l'Amirale et les Pyromanciennes sont vraiment "alliées" : la secte est vraiment très opaque.  
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Si les relations entre l'amirauté et la caste de l'Exaltée Rhûshidarù ne sont pas amicales, elles restent malgré tout polies. L'armée Rhûdari reconnaît tout de même '''une certaine estime''' aux Pyromanciennes, suite à la destruction rapide de deux cités portuaires du [[Sultanat de Safran]]. En plus des dégâts matériels causés par la puissance de feu des Prêtresses, les morts se comptent par milliers - victimes de ce que les Pyromanciennes appellent leurs ''rituels'' -, tandis que les réfugiés sont, quant à eux, vingt fois plus nombreux. Il n'aura fallu '''qu'un seul après-midi pour atteindre un tel résultat'''.
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Les différentes expériences en Pyromancie ont plus ou moins permis à la Lignée des Conquérantes de développer différentes '''technologies militaires''', basées sur l'utilisation du feu et dont le fonctionnement s'éloigne des pratiques màjhiques. Les '''pyrotechniciennes''', autre caste importante des Rhûdari, ont ainsi autant travaillé sur des armes incendiaires que sur un alliage spécial des lames des guerrières de Rhûda, allant jusqu'au développement d'augmentations corporelles métalliques. L'Alchimie est bien entendu au cœur des recherches en technologie militaire, par l'utilisation ou l'amélioration de divers procédés alchimiques, poussant les Rhûdari à une importante formation d'Alchimistes.
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Des animistes - pratiquantes de la màjhi du vivant - ainsi que des Élémentalistes, plus généralistes, viennent aussi remplir les rangs des Filles de Rhûda, bien que les dernières soient finalement assez minoritaires et rarement employées à la guerre.
 
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=== Puissance navale ===
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==Marine de guerre==
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===Généralités===
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La marine Rhûdari, actuellement sous la direction de '''l'Admirée Amirale Rhûang''', est née – comme nombreuses technologies entre les mains des Filles de Rhûda – du besoin des Conquérantes de faire la guerre et de conquérir des territoires pour le Matriarcat - en particulier les [[Îles Mordorées|archipels tropicaux des Mers Serpentines]].
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Originaires de l'intérieur continental du Matriarcat, il serait juste de dire que la plupart des Rhûdari n'étaient jamais montées sur un bateau il y a encore un demi-siècle. Pour s'opposer au [[Royaume de Singhal]], elles ont dû travailler, en partant quasiment de rien, sur le développement de leur propre force navale. S'inspirant de la marine marchande et côtière des [[Lalnyhari]] – ou plutôt, imitant maladroitement celle-ci –, elles n'ont par ailleurs reçu aucun soutien de la part de leurs éternelles rivales. Ainsi, durant cinquante années d'expérimentations, de tentatives d'améliorations, des milliers de guerrières ont été sacrifiées aux vagues des Mers Serpentines, victimes d'échecs, des requins, ou encore des fréquents ouragans de cette partie du monde.
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Mais, après ce demi-siècle d'essais, les ingénieures et techniciennes Rhûdari ont pu développer quelques améliorations, que ce soit sur l'armement ou la construction de leurs bâtiments.
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'''La production est rapide et importante''', les chantiers navals ne manquant jamais de matières premières, malgré l'obligation d'importer celles-ci. Si leurs jonques ne brillent pas par leur efficacité, elles en ont malgré tout autant qu'elles peuvent en équiper et reproduisent les architectures améliorées constamment. Ainsi, si par le passé les navires étaient assez instables, les bâtiments utilisés durant le conflit actuel sont plus fiables et prennent mieux le vent par une meilleure maniabilité des gréements. Le défaut réel de ces jonques reste le besoin excessif des Rhûdari de maintenir une forte présence militaire et un armement toujours plus important sur leurs navires.
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La '''navigation''' est, elle aussi, un actuel point faible de leur force navale. La marine Rhûdari rencontre des difficultés à gérer la vitesse, ou encore les changements réguliers du vent dans la région, poussant parfois des jonques hors de leur zone de patrouille. La méconnaissance des navigatrices de la géographie des côtes du Sultanat est aussi un facteur ayant causé plusieurs naufrages. Mais, malgré ses difficultés à la navigation - comme le fait de devoir constamment se réaligner avec les navires qui perdent le vent, le cap ou encore la cadence à cause de la houle -, grâce aux systèmes de signalisation mis en place en place par les Rhûdari - ''au moins'' aussi avancé que ceux des Kerdans -, et aux rameurs, la flotte arrive à rester coordonnée, que ce soit dans les manœuvres d'attaque ou de repli.  À cela s'ajoute une discipline que les observateurs ont pu décrire comme ''exemplaire''.
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'''L'artillerie navale''' des Conquérantes est surtout efficace à courte distance, '''les artilleuses devenant plus précises et dangereuses''' à mesure que le conflit contre le [[Kerdans|Peuple des Mers]] continue. Si elles ne maîtrisent pas encore les techniques militaires, les Rhûdari gagnent en précision dès qu'elles arrivent à atteindre – péniblement – une certaine proximité avec les navires ennemis. Lorsque cela arrive, elles compensent leur manque de technique par la puissance de feu de leur armement.<br>
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En matière de combat, il y a tout de même un domaine dans lequel les Conquérantes restent les plus dangereuses : '''la mêlée'''. Les différentes tentatives d'abordages par les équipages des corsaires kerdans se sont terminées de façon dramatiques pour ces derniers. Et lors d'escarmouches au sec, les guerrières Fenrhi ne montrent ni peur, ni faiblesse, repoussant leurs adversaires même lorsqu'elles sont en sous-nombre. Un fait qui pousse les Kerdans à éviter tout conflit à terre avec l'armée Rhûdari.
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À l'heure actuelle, les Fenhri subissent quasiment autant de dégâts par les forces kerdanes que par leur incompétence en matière de navigation militaire. Néanmoins, grâce à leur nombre ainsi qu'à leurs ressources virtuellement inépuisables, elles profitent de la pérennisation du conflit pour améliorer leurs performances. Les différents spécialistes semblent d'ailleurs d'accord pour dire que '''la marine Rhûdari est potentiellement déjà meilleure que celle de [[Empire de Rem|l'Empire]]'''. En faisant durer le conflit actuel dans les Mers Serpentines, les Filles de Rhûda continueront à s'améliorer, pouvant dépasser la marine Kaliganthaise au bout de '''trois à quatre ans''', tandis qu'il leur faudrait '''un siècle pour rattraper le niveau actuel des Kerdans'''.
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===Ravitaillement sur les Mers Serpentines===
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[[Fichier:Routes-des-Epices.png|600px|thumb|center|Routes des Épices des [[Mers Serpentines]], avec les points importants du ravitaillement Rhûdari.]]
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Le ravitaillement de la flotte rhûdari tourne autour de trois points géographiques, connectés par le passage régulier de navires de charges qui transportent les ressources nécessaires à l'effort de guerre des Filles de Rhûda.<br>
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''► Approfondi depuis le [[Sultanat de Safran#Briefing Kerdan|Briefing kerdan du Sultanat de Safran]].''
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'''L'Île de Galinga''', au Nord-Est des '''[[ Îles Mordorées#les Myriades|Myriades]]''', est '''le poste avancé de la force navale Fehnri''', ainsi que le port d'attache des patrouilles maritimes Rhûdari. Ce territoire est composé d'un unique bourg qui n'a été que récemment fortifié et occupé par la garnison Rhûda sur place. On compte plusieurs centaines de guerrières, ainsi qu'une poignée d'équipages, dont les besoins en vivre sont péniblement assurés par les infrastructures présentes sur l'île : des rizières, ainsi que deux villages de pêcheurs.
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Ce poste avancé forme un '''premier axe de ravitaillement''' avec la cité de '''[[Fehn|Juhà-Lang]]''', dont la transformation en vaste port militaire date de la guerre de [[Singhal]]. C'est depuis cette cité que vivres et ressources sont envoyées en direction de Galinga :  nourritures, armes, munitions, bois de marine, pièces de rechange, outillages, uniformes, remèdes, éclairage. La papeterie, les correspondances, mais aussi l'information, militaires ou non – telles que les gazettes –, transitent aussi par ce point. C'est aussi dans cette cité que se trouve le pôle le plus important de la production navale des Rhûdari. Il est estimé, à l'heure actuelle, que '''80% des jonques de combat sont produites dans les chantiers navales de Juhà-Lang'''.
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Les autres ressources importantes pour les troupes de Rhûda – dont les voiles et l'artillerie des navires de guerre – sont convoyées depuis la mégalopole Fehnri de '''Nanghyamsi'''. Les navigatrices suivent alors une voie méridionale encore méconnue à travers l'archipel escarpé de ''[[Îles Mordorées#les 36 Serpents|Jahandavirhanua]]''.
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L'axe Juhà-Lang-Galinga est important pour les troupes Rhûdari, puisque celles-ci suivent un principe fondamental des stratèges de Rhûda : ''enterrer l'ennemi sous la charge économique''. Pour cela, les troupes '''consomment énormément''' – bien qu'il soit aussi important de rappeler qu'elles se sont habituées à une qualité de vie dont peu n'oseraient rêver –, un flux constant de ravitaillement doit régulièrement transiter vers Galinga. Il a été évalué que le poste avancé reçoit, chaque huitaine, environ '''200 tonneaux''', dont le volume est ensuite distribué aux navires de combat <ref>Si besoin, plus d'informations sur le [https://fr.wikipedia.org/wiki/Tonnage tonnage].</ref>. Un tel ravitaillement réclame '''qu'une à deux jonques''' de transport fassent constamment des allers-retours depuis Juhà-Lang, pour un coût mensuel de 6.000 [[Sultanat de Safran#Dévaluation monétaire|Ɍoupies]] <ref>Environ 3.000£.</ref>.
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Malgré l'importance de cet axe logistique, les ''jyankàm'', navires de transports très similaires aux jonques marchandes des [[Lalnyhari]], qui effectuent ce ravitaillement hebdomadaire ne sont que légèrement armées. De plus, il n'est pas inhabituel qu'une '''''jyankàm'' voyage seule sur près de 200 milles marins''' <ref>Équivalent à 370 km, environ.</ref>
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, les navires de transports n'étant pas réellement escortés. Il n'y a que lors de certains trajets de grandes jonques de ravitaillement que des ''runjathàm'' – des jonques de guerre – peuvent parfois les accompagner, dans le but de remplacer des navires perdus au combat.<br>
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Enfin, la géologie marine est un problème que les navigatrices Rhûdari doivent prendre en compte : la route maritime entre Juhà-Lang et Galinga est coupée par un '''secteur de grands fonds, où les courants sont dangereux'''. Pour ne pas risquer une avarie, elles contournent donc par le Nord – en direction de l'île singhalaise de '''Barishalà''', où elles n'ont pourtant pas le droit de faire escale, suite au [[Lalnyhari#Au royaume de Singhal|traité de paix négocié par les Filles de Lalnyha]]. Lorsqu'une tempête se déclenche – régulièrement, dans cette partie du monde – ou quand le risque d'avarie n'a pas été évité, elles accostent sur les côtes de '''Badhùlarapang''', petite île sauvage, voisine de Barishalà.
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Malgré les erreurs stratégies Rhûdari, les Kaliganthais n'osent pas s'attaquer la flotte de Rhûda et de déclencher une guerre à grande échelle. Bien que plus habitués à la géographie marine et au climat des Mers Serpentines que les Fehnri, ils sont tout de même conscients que si un royaume plus puissant comme celui de Singhal a dû ployer le genou face au bras armé des Reines, leurs chances sont minces. Pourtant, s'il y a encore quelque temps, '''les Rhûdari n'opéraient qu'un blocus maritime, dont les victimes principales étaient les marchands Kerdans''', la stratégie des anciennes forgeronnes Fehnri a radicalement changé par '''le choix des Pyromanciennes de Rhûda de détruire les cités portuaires kaliganthaises de Laga-Lahang et Lagilathàn'''.
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==Capacité de renseignements==
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===Renseignements Militaires===
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Si les '''fanatiques pyromanciennes''' sont redoutables lorsqu'il s'agit de récupérer une information par la torture, l'essentiel du renseignement de la Lignée est évidemment '''militaire'''. Cette mission est à la charge du corps d'élite des '''''Shalùdanay''''' <ref>Peut se traduire par ''Éclaireuses'', bien que le terme le plus proche soit '''''Rangers'''''.</ref>, dont les méthodes suivantes ont pu être observées durant '''la guerre de [[Royaume de Singhal|Singhal]]'''.
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Contrairement au reste de l'armée Rhûdari, elles se sont montrées plus efficaces pour se mettre à la marine, comme le veut '''la longue tradition d'adaptation''' qui forme chacune de ces espionnes. Utilisant des navires de petites tailles, discrets et  souvent manœuvrés par des esclaves myriadins, elles rôdent autour des frontières du [[Sultanat de Safran|Sultanat]] et '''observent à distance''', font '''quantité de relevés''' et tracent des '''cartes''', profitant d'un '''équipement de pointe''' que ce soit en matière d'optique, de navigation, de camouflage, de mesures ou de communications màjhiques. Lorsque la phase d'observation depuis les mers est terminée elles '''débarquent furtivement''', pour continuer d'espionner, infiltrant fréquemment des '''places fortes, volant ou copiant des documents stratégiques ou écoutant simplement les conversations'''.
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Toujours dans l'esprit de cette tradition d'adaptation, les Shalùdanay apprennent la langue des cibles de leurs missions. Ainsi, il n'est pas surprenant qu'elles '''comprennent toutes le Ganthi''', à l'inverse de leurs consœurs. À l'heure actuelle, le '''[[Lalnyhari#Au royaume de Singhal|Khujayan de Samudra]]''' estime que ces espionnes sont '''entre 50 et 150''' autour du Sultanat, bien que le nombre soit difficile à évaluer : tout ce qui concerne le service de renseignements de Rhûda est, bien évidemment, '''extrêmement secret'''.
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'''Le bureau d'analyses de Juhà-Lang''' a pour mission quant à lui de collectionner, croiser et synthétiser les renseignements de la flotte. Pourtant, ce département ne compte que '''six scribes''' journaliers, là où certains groupes, comme les Filles de Lalnyha, emploient trois fois plus de monde, jour et nuit, pour traiter l'information provenant d'un seul réseau implanté dans une cité importante comme Marandrah.<br>
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Il semble très probable que la grosse majorité des informations reçues par les scribes soient récoltées par les Shalùdanay. Elles utilisent, pour cela, un système de communication màjhique …
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===Réseau de Communication===
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''► Réservé aux '''joueurs et joueuses du Chapitre "Tropique"''' ou sur autorisation du MJ.''
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{{Secrets|Bien que leurs màjhiciennes ne valent pas celles de Lalnyha, les Rhûdari ont tout de même fini par mettre au point un moyen de '''communication à distance''' : les '''''Serendhijong'''''. Chaque ''Serendijhù'' est une lourde statue de bronze, pesant environ 200kg capable de transmettre la voix d'une opératrice spécialisée vers toutes les statues à portée, formant ainsi un véritable réseau. La distance du procédé màjhique étant réduit par les mers au point que la voix soit à peine perceptible, les opératrices de Rhûda doivent fréquemment '''répéter les messages de proche en proche'''. Par cette réalité, il est facile de déduire qu'il existe ''au moins'' une station relais de ce réseau entre Galinga et Juhà-Lang.
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Les services de renseignements Rhûdari ont dû mettre au point une organisation stricte dans l'optique d'éventuelles réponses, utilisant un système d'horaires et de clepsydres. Elles évitent ainsi des transmissions simultanées, qui pourraient bien parasiter les communications.<br>
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Dans l'objectif de compenser leur manque de compétence, par rapport à d'autres Mentalistes, les Filles de Rhûda ont aussi développé '''un code'''. Mis fréquemment à jour, celui-ci n'a pour le moment pas été brisé, '''même par les Lalnyhari''', rendant '''les livrets de ce code''' extrêmement précieux pour toute personne pouvant mettre la main dessus.
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Pour améliorer le transfert d'informations par les Shalùdanay, les anciennes forgeronnes Fehnri ont confié, durant l'année, des '''modèles transportables''' à portée réduite – environ 100 km. Chaque statue pesant, selon les renseignements, 60kg, il est probable qu'elles les emmènent sur leurs navires discrets, ne les débarquant sans doute pas.}}
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==Faiblesses==
  
''Au sujet de leurs capacités navales, sur autorisation du MJ''
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Que ce soit la médiocrité de leur marine, l'irrationalité des Pyromanciennes, ou encore la vulnérabilité de leur ligne de ravitaillement, ces trois éléments illustrent finalement une faiblesse stratégique bien plus large des Rhûdari : '''l'arrogance'''. Encore une petite maisonnée d'alchimistes et de forgeronnes il y a 120 ans, la Lignée de Rhûda a développé une armée si importante, des technologies si avancées et s'est élevée si rapidement jusqu'à l'[[Fehn#Lignées|Assemblée des Reines]] que ses [[Fehn#Matriarches|Matrones]], officières et soldates en ont gagné un sérieux complexe de supériorité. Malgré qu'elles aient eu de grosses difficultés à créer une flotte militaire, les équipages de '''l'amirauté Rhûdari''' sont à peine plus humbles.
  
{{Secrets|À la question "''Comment les Rhûdari font-elles la guerre en mer ?",'' la réponse immédiate serait : '''plutôt mal'''.
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Si '''l'Admirée Amirale Rhûang''' est réputée '''plus méfiante que la moyenne''' – la gestion d'un important taux de pertes n'étant sans doute pas étranger à cela –, plusieurs de ses officières ont tendance à '''sous-estimer l'ennemi''', oubliant de la capacité de réflexion et d'innovation de leurs adversaires – Kaliganthais comme Kerdan –, ou encore la vaillance dont ils peuvent faire preuve. De plus, si les techniciennes et ingénieures apprennent de leurs échecs, avec une certaine efficacité, les militaires sont quant à elles capables de '''répéter plusieurs fois les mêmes erreurs''' tant elles peinent à identifier celles-ci. Pour elles, si une bavure a été commise, cela ne peut s'expliquer que de trois raisons : une subordonnée a manqué à ses devoirs, l'ennemi a eu de la chance ou encore que la mer était contre elles.
Il faut dire qu'elles partaient d'assez bas puisqu'elles sont originaires de l'intérieur continental du Matriarcat, la plupart n'étaient de fait jamais montées sur un bateau il y a encore un demi-siècle. Afin d'attaquer le Royaume de Singhal, elles ont donc dû inventer la marine de guerre quasiment de toute pièce, en singeant la marine marchande (et côtière) des Lalnyhari (qui ne faisaient guère d'efforts pour aider) et en noyant des milliers de guerrières sans mollir pour expérimenter, prendre des notes et améliorer les techniques.
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Connaissant la puissance de leur armement de pointe, les guerrières Rhûdari ont d'ailleurs '''pris l'habitude de trop compter sur celui-ci'''. Perturber leur logistique diminuerait donc leur force de frappe, tout en profitant de leurs difficultés à adapter leur tactique et à se restreindre d'attaquer le temps de corriger les problèmes.
Il faut admettre que les Mers Serpentines sont certainement moins froides mais pas plus pacifique que votre bien aimée Mer d'Écume, d'ailleurs les ouragans y sont aussi fréquents que les requins.
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Néanmoins, après 50 ans d'essais, ratages et améliorations navales, les Rhûdari sont tout de même arrivées à plusieurs résultats efficaces:
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'''L'agressivité exacerbée''' est d'ailleurs une autre manifestation de leur arrogance. Elles attaquent souvent par principe, l'agression étant une ''valeur fondatrice'' dans leur Lignée, mais aussi parce qu'elles ont pris l'habitude de négliger le danger. La première conséquence de ce comportement est que '''leur taux de pertes en mer''' est très important : les militaires n'ayant pas ''besoin'' de se presser, elles ne considèrent pas nécessaire de repenser leur stratégie ou d'optimiser les coûts humains et matériels. Les dirigeantes Rhûdari ont tendance à '''dilapider leurs – pléthoriques – ressources''', à '''gâcher des compétences et des vies''', mais aussi à '''mépriser le ressentiment, ou le fatalisme morbide, que ces pertes engendrent dans les troupes'''.
  
'''leurs chantiers navals produisent vite et beaucoup''', alors même que tous les matériaux doivent être importés. Leurs jonques sont assez médiocres, mais elles en ont à peu près autant qu'elles peuvent en staffer et elles itèrent constamment sur leur design.
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Cette tendance néfaste à gâcher des ressources se retrouve dans leur manque de gestion du temps, des vies ou du matériel par la manie de causer des dommages inutiles à l'ennemi par '''simple cruauté'''. Préférant toujours l'attaque à la défense, elles exercent souvent une violence gâcheuse sur les vaincus par des humiliations, des tortures ou des exécutions, entre autres choses. Négligeant les conséquences économiques et sociales de leurs ravages, leurs conquêtes ne sont finalement que des campagnes de destructions de ressources, d'infrastructures, mais aussi de savoir-faire qu'elles auraient pu exploiter.
Notamment, les navires assez instables d'il y a encore deux ans ont été largement remplacés par des bâtiments plus bas sur l'eau mais plus fiables et des gréements plus maniables (ils prennent donc mieux le vent) sans rogner sur une artillerie et des troupes toujours excessives : leurs jonques vogueraient sans doute mieux si elles étaient moins surchargées, mais Rhûda semble avoir tant de guerrières et d'armement qu'elle ne peut pas s'empêcher d'en bourrer ses ponts.
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Leur marine est peut-être déjà meilleure que celle de l'Empire et, si le conflit dure encore 3 ou 4 ans, elle pourrait dépasser celle des Kaliganthais (donc, d'ici un bon siècle, elle ratrappe les Kerdans).  
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'''leurs artilleuses commencent à devenir dangereuses''', quoique surtout à courte distance : les Rhûdari n'ont pas encore l'art du tir dans le roulis des corsaires Maletudine ou les techniques de feu roulant des Sangrine mais, depuis quelques mois, si elles arrivent (péniblement) à portée de tir, elles touchent assez souvent leur cible et elles font vraiment mal.
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Si les renseignements militaires – par la présence des ''Shalùdanay'' – ne sont pas en reste, il est certain que les Rhûdari ne font aucun effort diplomatiques et n'entretiennent pas de relations avec les réseaux locaux, qui pourraient les aider à se faire admettre chez l'ennemi le temps de dresser des cartes ou de faire de la reconnaissance. De fait, en plus d'entretenir cette réputation de guerrières sanguinaires, qui n'incite guère à des alliances avec elles, les Filles de Rhûda sont '''mal renseignées'''. Même dans le Sultanat, où certains nobles contestent l'autorité du Sultan, ''personne ne soutient cette invasion''.
  
'''elles sont redoutables en mêlée''' : autant la marine c'est pas leur rayon, autant les Rhûdari brillent à la bagarre et plusieurs équipages kerdans se sont vite mordu les doigts d'avoir abordé une jonque.
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Bien que cela ait fait plaisir aux ''Pyromanciennes'', les destructions de '''Laga-Lahang et Lagilathàn''' étaient sans doute des erreurs stratégiques. Cet épisode dramatique et l'absence de véritables soutiens aux Rhûdari à l'intérieur du Sultanat, pourraient mobiliser bien davantage l'opinion publique, déjà fort tiraillée par [[Sultanat de Safran#Tropiques du Chaos|les débats sur la politique de défense]], et motiver le Sultan à réviser sa politique strictement défensive.
De même, les corsaires ont désormais pour ordre de ne plus chercher le contact à terre : seulement 2 escarmouches au sec, dont une pendant que les Fehnri se remettaient d'un naufrage, ont suffi à démontrer que les p'tites guerrières peuvent torcher les Kerdans même en sous-nombre dès qu'elles sont sur la terre ferme.
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Les ravages réalisés sur ces deux cités portuaires pourraient d'ailleurs avoir des effets sur les profits Fehnri même si les Filles de Rhûda finissaient par soumettre le Sultanat. La précieuse industrie, fragile mais '''lucrative''', qu'était la '''teinturerie locale''' n'a pas été épargnée par la furie des Pyromanciennes.
  
Côté vitesse c'est encore assez pathétique, la navigation semble en soi leur poser des problèmes (assez fréquemment, des corsaires kerdans tombent sur une demi-douzaine de jonques à un endroit où elles ne sont manifestement pas arrivées exprès), elles sont complètement désemparées si elles se retrouvent face au vent (alors que ça tourne pas mal, dans le coin), elles ne connaissent pas bien les côtes du Sultanat et font parfois naufrage pour avoir mal jugé du fond...
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Ces différents principes et cette arrogance s'illustrent par un dernier point : '''Rhûda n'est pas du genre à tolérer un affront'''. Toute personne réussissant à déstabiliser ou à gêner les intérêts des Rhûdari se verraient la cible de '''représailles sanglantes'''.
  
Globalement, l'Amirauté des Lusiarine estime que les mers et l'incompétence font presque la moitié du boulot : leurs corsaires causent un petit peu plus de dégâts que les Rhûdari n'en subissent d'elles-mêmes. Néanmoins, les Fehnri améliorent graduellement leurs performances et les récentes déculottées subies par les Kerdans indiquent assez bien que, avec le nombre pour elles et des ressources virtuellement inépuisables, la situation est en train de changer...}}
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À l'intérieur du Matriarcat, l'offensive Rhûdari est populaire et largement soutenue par l'Assemblée des Reines. Malgré tout, '''le bilan financier est médiocre''', du fait des pertes considérables - bien que partiellement évitables - et des destructions inutiles. Alors qu'elles pourraient prendre leur temps pour progresser dans le domaine de la marine, plutôt que de relancer constamment l'assaut, et alors qu'elles sont en passe de remporter une victoire historique pour leur Lignée, les Filles de Rhûda pourraient bien entamer l'approbation – et donc le '''financement''' – dont elles jouissent pour la seule raison que les autres Lignées s'attendaient à un meilleur profit de leur considérable investissement. Mais, vues les sommes en jeu - les Rhûdari ne sont ''pas'' encore à quelques millions de Ɍoupies de perdre leur mandat - et le besoin impérieux du Matriarcat d'ouvrir un accès vers le Nord, remettre le budget militaire en question demanderait bien plus qu'une simple désapprobation : il faudrait que cette campagne navale se révèle particulièrement '''déficitaire'''.
  
=== Ravitaillement ===
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=== Faiblesses ===
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<references/>
  
=== Capacité de renseignements ===
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[[Catégorie:Les Fehnri]]
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[[Catégorie:Factions]]
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[[Catégorie:Mers Serpentines]]
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[[Catégorie:Sultanat de Safran]]

Version actuelle en date du 21 octobre 2025 à 07:51

Née au Sud de Fehn et longtemps une simple Maisonnée de Forgeronnes au service de l'Antique Lignée de Yi [1], les Rhûdari ne sont devenues une véritable Lignée qu'il y a quelques 120 ans, grâce à une expertise pyrotechnique inouïe qui s'est traduite en multiples technologies guerrières, le développement de la plus vaste armée depuis les guerres d'unification du Matriarcat et, il y a un peu plus de 50 ans, leur accession à l'Assemblée des Reines.
Ainsi devenue le bras armé du Matriarcat, redoutée pour la puissance de ses forces terrestres et le fanatisme de ses Pyromanciennes, la Lignée de Rhûda s'est (péniblement) mise à la marine pour tenter de conquérir les Îles Mordorées : après avoir mené un demi-siècle d'une guerre au succès mitigé contre le Royaume de Singhal (conflit d'ailleurs conclu par un traité de paix grâce à leurs concurrentes Lalnyhari), elle tente aujourd'hui d'étouffer le Sultanat de Kaliganthàm et la flotte marchande des Lusiarine sous le poids d'un considérable blocus maritime...

► Les Rhûdari étant les principales antagonistes du Chapitre III : "Tropiques" de notre campagne, elles sont rapidement devenues l'objet d'un intense intérêt de la part de plusieurse Factions nordiques, unies dans la défense du Sultanat : d'abord (mais très discrètement) leurs habituelles rivales de la Lignée de Lalnyha, puis les explorateurs Sotorine alliés au réseau commercial de la "Prateshugi" (fondé par le célèbre et richissime Adira Pratesh), et même quelques ambitieux officiers hornois du Bastion Septentrional.
Les informations qui suivent sont donc largement le fruit de l'étude (et d'un peu d'espionnage) de cette coalition...



Origines WIP

Bien avant les guerres continentales qui unifièrent le Matriarcat de Fehn[2], la cité de Ryûji était déjà l'unique joyau des montagnes arides (et volcaniques) du Kalgaryû formant la frontière Nord de l'ancien royaume méridional du Yikang : une cité de mines, de sablières, de forges et de fourneaux dont l'acier et la céramique attiraient les marchands de très loin, malgré la perpétuelle brûlure du désert de pierre qui l'entourait. Lorsque la Reine Yi-Nàn


Issue de l'Antique Lignée de Yi qui régna jadis sur le Sud du Matriarcat de Fehn, puis de celle de Shunjha [3]


Les Rhûdari forment une des 10 Lignées dirigeant « l'empire » de Fehn. La lignée de Rhûda est la plus "militaire" du Matriarcat, originaire du centre du continent, c'est pourtant elle qui est en charge de l'expansion de leur nation dans les Îles Mordorées, après avoir harcelé le Royaume de Singhal pendant plusieurs décennies, jusqu'à ce que leurs pendant "diplomatique", les Lalnyhari n'y négocient une paix.

Même pour leurs "soeurs", les filles de Rhûda passent, au mieux, pour des brutes, mais force est de constater que leurs armées bardées d'acier et vétues de pourpre obtiennent des résultats pour la plus grande gloire du Matriarcat.


Puissance Militaire

La réputation de conquérantes et spécialistes de la guerre des Filles de Rhûda est maintenant devenue un fait incontestable. Leurs anciennes rivales, les Shorùari, ont elles-mêmes fait face à cette puissance, lorsqu'elles ont tenté, il y a une trentaine d'années, de redorer leur blason suite à la montée en puissance des Rhûdari et à la perte de leur rôle de bras armé de l'Assemblée. Suite à ce conflit, les Conquérantes ont d'ailleurs pu récupérer les ingénieurs militaires de la Lignée de Shorù.

L'Art du Feu

► Réservé aux joueurs et joueuses du Chapitre "Tropique" ou sur autorisation du MJ.


Sorcières tout comme leurs sœurs Fehnri, les Rhûdari sont reconnues pour s'être spécialisées dans l'art de la Pyromancie, une Màjhi souvent décrite par le peuple de Fehn lui-même comme vulgaire et instable – et donc particulièrement dangereuse, même pour ses utilisatrices – et vulgaire. Au cœur de plusieurs drames de l'Histoire Fenhri, la mauvaise presse de cet art ésotérique accentue l'image de lignée tordue qui colle à la peau des Filles de Rhûda. En effet, l'utilisation de cette Màjhi est derrière la destruction de Ryûji, la cité qui a vu naître la Lignée, par l'utilisation de ce feu. Cet événement n'a pourtant pas ralenti les Conquérantes à poursuivre leurs travaux concernant la maîtrise de cet art.

Les plus habiles pratiquantes de la Pyromancie sont appelées Pyromanciennes et forment une élite religieuse et sectaire, dont le nombre de membres atteint la vingtaine. À l'heure actuelle, cette redoutable caste est dirigée par l'Exaltée Rhûshidarù.

Elles vénèrent le feu sous sa forme la plus sauvage et la plus violente, finissant par mettre de côté les aspects stratégiques d'une guerre pour rechercher simplement le meilleur moyen d'exprimer leur foi : la souffrance de leurs victimes, ainsi que la destruction. Elles profitent de victimes de guerre pour pratiquer des rituels, cérémonies durant lesquelles elles incinèrent les prisonniers.
Cette caste particulière est facilement reconnaissable : là où l'armée Rhûdari porte les couleurs acier et pourpre, les Prêtresses du Feu portent, quant à elles, un uniforme composé de grandes toges et hautes coiffures orange vif. Lorsqu'une Pyromancienne se trouve sur une jonque, les capitaines sont motivés, par le danger qu'elles représentent, à battre un pavillon spécial, lui aussi orange. Plus disciplinées que leur comportement peut laisser prétendre, elles obéissent à une hiérarchie stricte ainsi qu'à un fonctionnement opaque pour tout observateur extérieur, et peuvent se vanter d'être expertes en récupération de renseignements par la torture.

Si les relations entre l'amirauté et la caste de l'Exaltée Rhûshidarù ne sont pas amicales, elles restent malgré tout polies. L'armée Rhûdari reconnaît tout de même une certaine estime aux Pyromanciennes, suite à la destruction rapide de deux cités portuaires du Sultanat de Safran. En plus des dégâts matériels causés par la puissance de feu des Prêtresses, les morts se comptent par milliers - victimes de ce que les Pyromanciennes appellent leurs rituels -, tandis que les réfugiés sont, quant à eux, vingt fois plus nombreux. Il n'aura fallu qu'un seul après-midi pour atteindre un tel résultat.

Les différentes expériences en Pyromancie ont plus ou moins permis à la Lignée des Conquérantes de développer différentes technologies militaires, basées sur l'utilisation du feu et dont le fonctionnement s'éloigne des pratiques màjhiques. Les pyrotechniciennes, autre caste importante des Rhûdari, ont ainsi autant travaillé sur des armes incendiaires que sur un alliage spécial des lames des guerrières de Rhûda, allant jusqu'au développement d'augmentations corporelles métalliques. L'Alchimie est bien entendu au cœur des recherches en technologie militaire, par l'utilisation ou l'amélioration de divers procédés alchimiques, poussant les Rhûdari à une importante formation d'Alchimistes.

Des animistes - pratiquantes de la màjhi du vivant - ainsi que des Élémentalistes, plus généralistes, viennent aussi remplir les rangs des Filles de Rhûda, bien que les dernières soient finalement assez minoritaires et rarement employées à la guerre.

Marine de guerre

Généralités

La marine Rhûdari, actuellement sous la direction de l'Admirée Amirale Rhûang, est née – comme nombreuses technologies entre les mains des Filles de Rhûda – du besoin des Conquérantes de faire la guerre et de conquérir des territoires pour le Matriarcat - en particulier les archipels tropicaux des Mers Serpentines.

Originaires de l'intérieur continental du Matriarcat, il serait juste de dire que la plupart des Rhûdari n'étaient jamais montées sur un bateau il y a encore un demi-siècle. Pour s'opposer au Royaume de Singhal, elles ont dû travailler, en partant quasiment de rien, sur le développement de leur propre force navale. S'inspirant de la marine marchande et côtière des Lalnyhari – ou plutôt, imitant maladroitement celle-ci –, elles n'ont par ailleurs reçu aucun soutien de la part de leurs éternelles rivales. Ainsi, durant cinquante années d'expérimentations, de tentatives d'améliorations, des milliers de guerrières ont été sacrifiées aux vagues des Mers Serpentines, victimes d'échecs, des requins, ou encore des fréquents ouragans de cette partie du monde.

Mais, après ce demi-siècle d'essais, les ingénieures et techniciennes Rhûdari ont pu développer quelques améliorations, que ce soit sur l'armement ou la construction de leurs bâtiments.

La production est rapide et importante, les chantiers navals ne manquant jamais de matières premières, malgré l'obligation d'importer celles-ci. Si leurs jonques ne brillent pas par leur efficacité, elles en ont malgré tout autant qu'elles peuvent en équiper et reproduisent les architectures améliorées constamment. Ainsi, si par le passé les navires étaient assez instables, les bâtiments utilisés durant le conflit actuel sont plus fiables et prennent mieux le vent par une meilleure maniabilité des gréements. Le défaut réel de ces jonques reste le besoin excessif des Rhûdari de maintenir une forte présence militaire et un armement toujours plus important sur leurs navires.

La navigation est, elle aussi, un actuel point faible de leur force navale. La marine Rhûdari rencontre des difficultés à gérer la vitesse, ou encore les changements réguliers du vent dans la région, poussant parfois des jonques hors de leur zone de patrouille. La méconnaissance des navigatrices de la géographie des côtes du Sultanat est aussi un facteur ayant causé plusieurs naufrages. Mais, malgré ses difficultés à la navigation - comme le fait de devoir constamment se réaligner avec les navires qui perdent le vent, le cap ou encore la cadence à cause de la houle -, grâce aux systèmes de signalisation mis en place en place par les Rhûdari - au moins aussi avancé que ceux des Kerdans -, et aux rameurs, la flotte arrive à rester coordonnée, que ce soit dans les manœuvres d'attaque ou de repli. À cela s'ajoute une discipline que les observateurs ont pu décrire comme exemplaire.

L'artillerie navale des Conquérantes est surtout efficace à courte distance, les artilleuses devenant plus précises et dangereuses à mesure que le conflit contre le Peuple des Mers continue. Si elles ne maîtrisent pas encore les techniques militaires, les Rhûdari gagnent en précision dès qu'elles arrivent à atteindre – péniblement – une certaine proximité avec les navires ennemis. Lorsque cela arrive, elles compensent leur manque de technique par la puissance de feu de leur armement.
En matière de combat, il y a tout de même un domaine dans lequel les Conquérantes restent les plus dangereuses : la mêlée. Les différentes tentatives d'abordages par les équipages des corsaires kerdans se sont terminées de façon dramatiques pour ces derniers. Et lors d'escarmouches au sec, les guerrières Fenrhi ne montrent ni peur, ni faiblesse, repoussant leurs adversaires même lorsqu'elles sont en sous-nombre. Un fait qui pousse les Kerdans à éviter tout conflit à terre avec l'armée Rhûdari.

À l'heure actuelle, les Fenhri subissent quasiment autant de dégâts par les forces kerdanes que par leur incompétence en matière de navigation militaire. Néanmoins, grâce à leur nombre ainsi qu'à leurs ressources virtuellement inépuisables, elles profitent de la pérennisation du conflit pour améliorer leurs performances. Les différents spécialistes semblent d'ailleurs d'accord pour dire que la marine Rhûdari est potentiellement déjà meilleure que celle de l'Empire. En faisant durer le conflit actuel dans les Mers Serpentines, les Filles de Rhûda continueront à s'améliorer, pouvant dépasser la marine Kaliganthaise au bout de trois à quatre ans, tandis qu'il leur faudrait un siècle pour rattraper le niveau actuel des Kerdans.

Ravitaillement sur les Mers Serpentines

Routes des Épices des Mers Serpentines, avec les points importants du ravitaillement Rhûdari.

Le ravitaillement de la flotte rhûdari tourne autour de trois points géographiques, connectés par le passage régulier de navires de charges qui transportent les ressources nécessaires à l'effort de guerre des Filles de Rhûda.
► Approfondi depuis le Briefing kerdan du Sultanat de Safran.

L'Île de Galinga, au Nord-Est des Myriades, est le poste avancé de la force navale Fehnri, ainsi que le port d'attache des patrouilles maritimes Rhûdari. Ce territoire est composé d'un unique bourg qui n'a été que récemment fortifié et occupé par la garnison Rhûda sur place. On compte plusieurs centaines de guerrières, ainsi qu'une poignée d'équipages, dont les besoins en vivre sont péniblement assurés par les infrastructures présentes sur l'île : des rizières, ainsi que deux villages de pêcheurs.

Ce poste avancé forme un premier axe de ravitaillement avec la cité de Juhà-Lang, dont la transformation en vaste port militaire date de la guerre de Singhal. C'est depuis cette cité que vivres et ressources sont envoyées en direction de Galinga : nourritures, armes, munitions, bois de marine, pièces de rechange, outillages, uniformes, remèdes, éclairage. La papeterie, les correspondances, mais aussi l'information, militaires ou non – telles que les gazettes –, transitent aussi par ce point. C'est aussi dans cette cité que se trouve le pôle le plus important de la production navale des Rhûdari. Il est estimé, à l'heure actuelle, que 80% des jonques de combat sont produites dans les chantiers navales de Juhà-Lang.

Les autres ressources importantes pour les troupes de Rhûda – dont les voiles et l'artillerie des navires de guerre – sont convoyées depuis la mégalopole Fehnri de Nanghyamsi. Les navigatrices suivent alors une voie méridionale encore méconnue à travers l'archipel escarpé de Jahandavirhanua.

L'axe Juhà-Lang-Galinga est important pour les troupes Rhûdari, puisque celles-ci suivent un principe fondamental des stratèges de Rhûda : enterrer l'ennemi sous la charge économique. Pour cela, les troupes consomment énormément – bien qu'il soit aussi important de rappeler qu'elles se sont habituées à une qualité de vie dont peu n'oseraient rêver –, un flux constant de ravitaillement doit régulièrement transiter vers Galinga. Il a été évalué que le poste avancé reçoit, chaque huitaine, environ 200 tonneaux, dont le volume est ensuite distribué aux navires de combat [4]. Un tel ravitaillement réclame qu'une à deux jonques de transport fassent constamment des allers-retours depuis Juhà-Lang, pour un coût mensuel de 6.000 Ɍoupies [5].

Malgré l'importance de cet axe logistique, les jyankàm, navires de transports très similaires aux jonques marchandes des Lalnyhari, qui effectuent ce ravitaillement hebdomadaire ne sont que légèrement armées. De plus, il n'est pas inhabituel qu'une jyankàm voyage seule sur près de 200 milles marins [6] , les navires de transports n'étant pas réellement escortés. Il n'y a que lors de certains trajets de grandes jonques de ravitaillement que des runjathàm – des jonques de guerre – peuvent parfois les accompagner, dans le but de remplacer des navires perdus au combat.
Enfin, la géologie marine est un problème que les navigatrices Rhûdari doivent prendre en compte : la route maritime entre Juhà-Lang et Galinga est coupée par un secteur de grands fonds, où les courants sont dangereux. Pour ne pas risquer une avarie, elles contournent donc par le Nord – en direction de l'île singhalaise de Barishalà, où elles n'ont pourtant pas le droit de faire escale, suite au traité de paix négocié par les Filles de Lalnyha. Lorsqu'une tempête se déclenche – régulièrement, dans cette partie du monde – ou quand le risque d'avarie n'a pas été évité, elles accostent sur les côtes de Badhùlarapang, petite île sauvage, voisine de Barishalà.

Malgré les erreurs stratégies Rhûdari, les Kaliganthais n'osent pas s'attaquer la flotte de Rhûda et de déclencher une guerre à grande échelle. Bien que plus habitués à la géographie marine et au climat des Mers Serpentines que les Fehnri, ils sont tout de même conscients que si un royaume plus puissant comme celui de Singhal a dû ployer le genou face au bras armé des Reines, leurs chances sont minces. Pourtant, s'il y a encore quelque temps, les Rhûdari n'opéraient qu'un blocus maritime, dont les victimes principales étaient les marchands Kerdans, la stratégie des anciennes forgeronnes Fehnri a radicalement changé par le choix des Pyromanciennes de Rhûda de détruire les cités portuaires kaliganthaises de Laga-Lahang et Lagilathàn.

Capacité de renseignements

Renseignements Militaires

Si les fanatiques pyromanciennes sont redoutables lorsqu'il s'agit de récupérer une information par la torture, l'essentiel du renseignement de la Lignée est évidemment militaire. Cette mission est à la charge du corps d'élite des Shalùdanay [7], dont les méthodes suivantes ont pu être observées durant la guerre de Singhal.

Contrairement au reste de l'armée Rhûdari, elles se sont montrées plus efficaces pour se mettre à la marine, comme le veut la longue tradition d'adaptation qui forme chacune de ces espionnes. Utilisant des navires de petites tailles, discrets et souvent manœuvrés par des esclaves myriadins, elles rôdent autour des frontières du Sultanat et observent à distance, font quantité de relevés et tracent des cartes, profitant d'un équipement de pointe que ce soit en matière d'optique, de navigation, de camouflage, de mesures ou de communications màjhiques. Lorsque la phase d'observation depuis les mers est terminée elles débarquent furtivement, pour continuer d'espionner, infiltrant fréquemment des places fortes, volant ou copiant des documents stratégiques ou écoutant simplement les conversations.

Toujours dans l'esprit de cette tradition d'adaptation, les Shalùdanay apprennent la langue des cibles de leurs missions. Ainsi, il n'est pas surprenant qu'elles comprennent toutes le Ganthi, à l'inverse de leurs consœurs. À l'heure actuelle, le Khujayan de Samudra estime que ces espionnes sont entre 50 et 150 autour du Sultanat, bien que le nombre soit difficile à évaluer : tout ce qui concerne le service de renseignements de Rhûda est, bien évidemment, extrêmement secret.

Le bureau d'analyses de Juhà-Lang a pour mission quant à lui de collectionner, croiser et synthétiser les renseignements de la flotte. Pourtant, ce département ne compte que six scribes journaliers, là où certains groupes, comme les Filles de Lalnyha, emploient trois fois plus de monde, jour et nuit, pour traiter l'information provenant d'un seul réseau implanté dans une cité importante comme Marandrah.
Il semble très probable que la grosse majorité des informations reçues par les scribes soient récoltées par les Shalùdanay. Elles utilisent, pour cela, un système de communication màjhique …

Réseau de Communication

► Réservé aux joueurs et joueuses du Chapitre "Tropique" ou sur autorisation du MJ.


Bien que leurs màjhiciennes ne valent pas celles de Lalnyha, les Rhûdari ont tout de même fini par mettre au point un moyen de communication à distance : les Serendhijong. Chaque Serendijhù est une lourde statue de bronze, pesant environ 200kg capable de transmettre la voix d'une opératrice spécialisée vers toutes les statues à portée, formant ainsi un véritable réseau. La distance du procédé màjhique étant réduit par les mers au point que la voix soit à peine perceptible, les opératrices de Rhûda doivent fréquemment répéter les messages de proche en proche. Par cette réalité, il est facile de déduire qu'il existe au moins une station relais de ce réseau entre Galinga et Juhà-Lang.

Les services de renseignements Rhûdari ont dû mettre au point une organisation stricte dans l'optique d'éventuelles réponses, utilisant un système d'horaires et de clepsydres. Elles évitent ainsi des transmissions simultanées, qui pourraient bien parasiter les communications.
Dans l'objectif de compenser leur manque de compétence, par rapport à d'autres Mentalistes, les Filles de Rhûda ont aussi développé un code. Mis fréquemment à jour, celui-ci n'a pour le moment pas été brisé, même par les Lalnyhari, rendant les livrets de ce code extrêmement précieux pour toute personne pouvant mettre la main dessus.

Pour améliorer le transfert d'informations par les Shalùdanay, les anciennes forgeronnes Fehnri ont confié, durant l'année, des modèles transportables à portée réduite – environ 100 km. Chaque statue pesant, selon les renseignements, 60kg, il est probable qu'elles les emmènent sur leurs navires discrets, ne les débarquant sans doute pas.

Faiblesses

Que ce soit la médiocrité de leur marine, l'irrationalité des Pyromanciennes, ou encore la vulnérabilité de leur ligne de ravitaillement, ces trois éléments illustrent finalement une faiblesse stratégique bien plus large des Rhûdari : l'arrogance. Encore une petite maisonnée d'alchimistes et de forgeronnes il y a 120 ans, la Lignée de Rhûda a développé une armée si importante, des technologies si avancées et s'est élevée si rapidement jusqu'à l'Assemblée des Reines que ses Matrones, officières et soldates en ont gagné un sérieux complexe de supériorité. Malgré qu'elles aient eu de grosses difficultés à créer une flotte militaire, les équipages de l'amirauté Rhûdari sont à peine plus humbles.

Si l'Admirée Amirale Rhûang est réputée plus méfiante que la moyenne – la gestion d'un important taux de pertes n'étant sans doute pas étranger à cela –, plusieurs de ses officières ont tendance à sous-estimer l'ennemi, oubliant de la capacité de réflexion et d'innovation de leurs adversaires – Kaliganthais comme Kerdan –, ou encore la vaillance dont ils peuvent faire preuve. De plus, si les techniciennes et ingénieures apprennent de leurs échecs, avec une certaine efficacité, les militaires sont quant à elles capables de répéter plusieurs fois les mêmes erreurs tant elles peinent à identifier celles-ci. Pour elles, si une bavure a été commise, cela ne peut s'expliquer que de trois raisons : une subordonnée a manqué à ses devoirs, l'ennemi a eu de la chance ou encore que la mer était contre elles. Connaissant la puissance de leur armement de pointe, les guerrières Rhûdari ont d'ailleurs pris l'habitude de trop compter sur celui-ci. Perturber leur logistique diminuerait donc leur force de frappe, tout en profitant de leurs difficultés à adapter leur tactique et à se restreindre d'attaquer le temps de corriger les problèmes.

L'agressivité exacerbée est d'ailleurs une autre manifestation de leur arrogance. Elles attaquent souvent par principe, l'agression étant une valeur fondatrice dans leur Lignée, mais aussi parce qu'elles ont pris l'habitude de négliger le danger. La première conséquence de ce comportement est que leur taux de pertes en mer est très important : les militaires n'ayant pas besoin de se presser, elles ne considèrent pas nécessaire de repenser leur stratégie ou d'optimiser les coûts humains et matériels. Les dirigeantes Rhûdari ont tendance à dilapider leurs – pléthoriques – ressources, à gâcher des compétences et des vies, mais aussi à mépriser le ressentiment, ou le fatalisme morbide, que ces pertes engendrent dans les troupes.

Cette tendance néfaste à gâcher des ressources se retrouve dans leur manque de gestion du temps, des vies ou du matériel par la manie de causer des dommages inutiles à l'ennemi par simple cruauté. Préférant toujours l'attaque à la défense, elles exercent souvent une violence gâcheuse sur les vaincus par des humiliations, des tortures ou des exécutions, entre autres choses. Négligeant les conséquences économiques et sociales de leurs ravages, leurs conquêtes ne sont finalement que des campagnes de destructions de ressources, d'infrastructures, mais aussi de savoir-faire qu'elles auraient pu exploiter.

Si les renseignements militaires – par la présence des Shalùdanay – ne sont pas en reste, il est certain que les Rhûdari ne font aucun effort diplomatiques et n'entretiennent pas de relations avec les réseaux locaux, qui pourraient les aider à se faire admettre chez l'ennemi le temps de dresser des cartes ou de faire de la reconnaissance. De fait, en plus d'entretenir cette réputation de guerrières sanguinaires, qui n'incite guère à des alliances avec elles, les Filles de Rhûda sont mal renseignées. Même dans le Sultanat, où certains nobles contestent l'autorité du Sultan, personne ne soutient cette invasion.

Bien que cela ait fait plaisir aux Pyromanciennes, les destructions de Laga-Lahang et Lagilathàn étaient sans doute des erreurs stratégiques. Cet épisode dramatique et l'absence de véritables soutiens aux Rhûdari à l'intérieur du Sultanat, pourraient mobiliser bien davantage l'opinion publique, déjà fort tiraillée par les débats sur la politique de défense, et motiver le Sultan à réviser sa politique strictement défensive. Les ravages réalisés sur ces deux cités portuaires pourraient d'ailleurs avoir des effets sur les profits Fehnri même si les Filles de Rhûda finissaient par soumettre le Sultanat. La précieuse industrie, fragile mais lucrative, qu'était la teinturerie locale n'a pas été épargnée par la furie des Pyromanciennes.

Ces différents principes et cette arrogance s'illustrent par un dernier point : Rhûda n'est pas du genre à tolérer un affront. Toute personne réussissant à déstabiliser ou à gêner les intérêts des Rhûdari se verraient la cible de représailles sanglantes.

À l'intérieur du Matriarcat, l'offensive Rhûdari est populaire et largement soutenue par l'Assemblée des Reines. Malgré tout, le bilan financier est médiocre, du fait des pertes considérables - bien que partiellement évitables - et des destructions inutiles. Alors qu'elles pourraient prendre leur temps pour progresser dans le domaine de la marine, plutôt que de relancer constamment l'assaut, et alors qu'elles sont en passe de remporter une victoire historique pour leur Lignée, les Filles de Rhûda pourraient bien entamer l'approbation – et donc le financement – dont elles jouissent pour la seule raison que les autres Lignées s'attendaient à un meilleur profit de leur considérable investissement. Mais, vues les sommes en jeu - les Rhûdari ne sont pas encore à quelques millions de Ɍoupies de perdre leur mandat - et le besoin impérieux du Matriarcat d'ouvrir un accès vers le Nord, remettre le budget militaire en question demanderait bien plus qu'une simple désapprobation : il faudrait que cette campagne navale se révèle particulièrement déficitaire.


  1. "Antique" signifiant ici : d'avant l'unification du Matriarcat par l'Assemblée des Reines.
  2. Il y a donc bientôt 3 siècles.
  3. Pour résumer énormément ce qui fut un conflit séculaire entre deux Lignées fondatrices du Matriarcat, les Shujhari récupérèrent à leur service les forgeronnes Rhûdari après avoir évincé les Yiri.
  4. Si besoin, plus d'informations sur le tonnage.
  5. Environ 3.000£.
  6. Équivalent à 370 km, environ.
  7. Peut se traduire par Éclaireuses, bien que le terme le plus proche soit Rangers.