Catégorie:Sultanat de Safran : Différence entre versions
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Les débats pour déployer la flotte ou l'armée du Sultanat sont d'ailleurs d'autant plus houleux qu'une part de leurs forces sont des volontaires qui changent parfois de commandement selon la popularité de l'un ou l'autre plan de défense, et que Marandrah a de longtemps adopté la mode fehnri des '''gazettes & des affiches'''. Une part conséquente de la population y sait lire, écrire (au moins dans le Hornois-créole employé dans le Sultanat) et ''a des opinions'', qui circulent et s'enflamment selon la qualité des textes ou des caricatures, impactant la popularité des différentes factions et les ressources allouées à l'une ou l'autre politique maritime... | Les débats pour déployer la flotte ou l'armée du Sultanat sont d'ailleurs d'autant plus houleux qu'une part de leurs forces sont des volontaires qui changent parfois de commandement selon la popularité de l'un ou l'autre plan de défense, et que Marandrah a de longtemps adopté la mode fehnri des '''gazettes & des affiches'''. Une part conséquente de la population y sait lire, écrire (au moins dans le Hornois-créole employé dans le Sultanat) et ''a des opinions'', qui circulent et s'enflamment selon la qualité des textes ou des caricatures, impactant la popularité des différentes factions et les ressources allouées à l'une ou l'autre politique maritime... | ||
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| + | Deux piliers culturels des Îles Mordorées sont tout spécialement actifs dans les grandes villes du Sultanat : l'antique sport heremide du ''horaganokal'' –désormais simplement appelé ''ganok''– et la coutume fehnri d'imprimer et de ''vendre'' des opinions.<br> | ||
| + | La tradition ''orale'' du ganok présente ce sport de balle comme hérité d'une épreuve hornoise rituelle en l'honneur d'Ërem, une compétition autrefois martiale et même sanglante, mais qui aujourd'hui consiste essentiellement pour deux équipes de 4 joueurs (et 8 remplaçants) à se disputer un ballon pour le propulser dans un anneau : lorsque la balle a touché le sol 8 fois (dans toute la partie), l'équipe qui a marqué le plus de buts gagne le match. Depuis au moins trois générations, le ganok est devenu presque aussi populaire que le culte d'Ërem : beaucoup de villes côtières et presque toutes les îles ont au moins une équipe de ganok capable de se qualifier pour le tournois annuel du Sultanat, l'entraînement de plus en plus codifiés, le jeu "technique" domine le jeu "brutal" et le nombre de blessés graves est en nette récession depuis quelques années ! | ||
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| + | Certes, '''les gazettes''' qui pullulent dans la ville ne parlent pas ''que'' de ganok : presque toutes mentionnent également la religion (grand sujet de débats) et la politique, en particulier pour dire du mal du Sultan et du Clergé. Car s'il existe des centaines de gazettes dédiées au théâtre, aux frasques de la noblesse, aux fraudes du Clergé ou à la mode, des douzaines de quotidiens orthodoxes, de la propagande pro-kerdane et des publications anti-Fehnri, presque toutes les gazettes finissent par parler de la guerre, de l'héroïsme des Serpentaires, de l'incurie du gouvernement... et bien sûr de la saga perpétuelle des victoires glorieuses, des défaites amères, des sacrifices héroïques, des transferts suspects et des trahisons inévitables du ganok ! | ||
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| + | Théâtres, de ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mah-jong#Nom_et_%C3%A9tymologie májiàng]'', bordels, saunas, lingerie, etc. | ||
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Version du 23 décembre 2024 à 00:07
Pour bien des marins et négociants de l'Empire de Rem, le "Sultanat de Safran" est longtemps resté un mythe, une esquisse pour laquelle ils trouvèrent un canevas convenable au Sultanat de Kaliganthàm : ancien protectorat solaire abandonné, coincé entre deux empires et tiraillé par plusieurs dynasties kerdanes, le Sultanat était assez malléable pour accueillir non seulement les entreprises mais le mythe des Îles Mordorées.
Il n'y manquait que la guerre...
Sommaire
Les Cheminées d'Airain
Le segment de la chaîne volcanique des Delerims qui forme les montagnes au Nord du Sultanat est encore très active, et notamment fume plusieurs fois par an, d'où l'appellation locale de "Cheminées" –l'Airain est probablement un ajout Solaire, car une référence un peu ténue à la couleur rougeâtre de certains des volcans.
Fragments d'Histoire
L'histoire du "Sultanat de Safran" est assez méconnue. D'abord parce qu'il était fermé aux navigateurs Remans ou Kerdans pendant les siècles du protectorat Solaire[1] ensuite et depuis la Chute du Sanctuaire, parce que la société kalingataise est assaillie par nettement plus de diplomates, de pirates et de marchands que d'érudits.
Peut-être les joueurs seront-ils les premiers étrangers à massacrer le sujet ?
Antiquité
La Bibliothèque Impériale ne possède pas de chronologie précise du Sultanat, mais il semble que ces îles aient d'abord été sous la houlette d'un légendaire "Roi-Sorcier" avant que, au IV ou III° siècle avant l'Ère Impériale, le Royaume Solaire annexe ces archipels bientôt cousus en une nouvelle nation, et fasse ainsi une entrée fracassante dans les Mers Serpentines.
À la surprise des chroniqueurs et des visiteurs, ce n'est pas par les armes que les Solaires étendirent leur influence sur la région, mais par la culture : si la conquête de la grande cité de Marandrha a probablement eu des relents militaires, ce sont ensuite des Clercs qui se sont employés pendant des siècles à répandre non seulement la langue hornoise mais la religion et la législation, la science et le commerce, la technologie et les arts heremides.
► Détails disponibles avec Histoire 3 ou Hornois 4.
Il y quatre siècles, le futur Sultanat n'était encore qu'un tout petit royaume aux prises avec les « légions aquatiques » (?) d'un terrible Roi-Sorcier qui terrorisait alors toutes les Mers Serpentines (et nourrit encore les légendes locales), mais le Royaume Solaire atteignait son apogée. L'autorité du Sanctuaire s'étendant déjà au Nord jusqu'au Pays des Vents et au-delà de Felriane à l'Est, le Trône d'Airain avait envoyé sa puissante flotte conquérir le Sud :
quelques années de guerre ayant repoussé le Roi-Sorcier loin vers le Sud-Ouest, les Solaires avaient rassemblé (sans guère les consulter) plusieurs nations insulaires en une seule de leurs provinces, effectivement commandée depuis le Bastion de Hradmoaran.
Conçu dès le départ comme un siège régional, le Bastion Mordoré fût bâti en seulement quelques décennies et peu à peu doté de sa dynastie locale, ses castes nobles et savantes, un grand temple, une importante flotte de guerre et un sérieux contingent, formant alors une ville fortifiée de belle taille à quelques kilomètres de la cité kaligantaise de Marandhra.
Ce furent pourtant les missionnaires qui étendirent le plus loin l'influence du Sanctuaire : si leur évangélisme engendra une variante de la Liturgie que certains trouveraient quelques peu hérétiques, les temples de "Ërem"[2] se multiplièrent à Hông, dans les ports de Singhal et dans les Myriades, jusqu'à se frotter aux marches du Matriarcat de Fehn.
Durant les siècles suivants, le Roi-Sorcier fût finalement vaincu avec l'aide du Royaume de Singhal, un autre tyran pris sa place plus au Sud (pour être éliminé par les Fehnri) et, comme les priorités stratégiques du Trône d'Airain changeaient, les ressources de Hradmoaran se virent peu à peu redirigées vers le Continent, où les barbares "s'agitaient".
De fait, au Ier siècle avant l'È.I., le Bastion Mordoré était encore prospère mais expédiait l'essentiel de sa production vers le Sanctuaire et, à une époque finalement très paisible dans les Îles Mordorées, Hradmoaran était déjà considéré comme une sorte d'ambassade secondaire, sans grande puissance militaire et perdant lentement sa prise sur les gouvernants de Kaliganthàm.
En -56 ou -55, pour la première fois de son histoire, le port hornois accueillit un navire autochtone, en préparation d'une expédition mal connue mais probablement pour des raisons économiques : à partir de cette date, le Bastion ouvrit peu à peu aux Moindres-Sangs une partie de ses infrastructures en déshérence pour faire du commerce (!) et de la diplomatie, s'intéresser aux sciences (notamment la biologie et l'astronomie, quitte à être très près de l'équateur) et développer une culture nettement plus hédoniste que celle du Sanctuaire : une véritable cuisine, une musique et une poésie propres, des jeux et des spectacles...
► L'époque du Roi-Sorcier, sur autorisation du MJ.
L'Indépendance
Lorsque le Royaume Solaire s'est fragmenté, les Heremides ont retiré du Sultanat beaucoup de leurs forces armées, de leur noblesse et donc de leur science comme de leur administration, laissant le Sultanat se débrouiller avec de moins en moins de supervision.
Seuls les Clercs continuèrent de transmettre la Liturgie (y compris une répression obsessive de la sorcellerie) et de maintenir une sorte , ce faisant, se positionnèrent comme une caste intermédiaire entre le Bastion, les Kaligantais et les pays-clients. À cette période, le Dogme du Sanctuaire semble d'ailleurs avoir muté dans la région, au point que l'actuel culte d'Ërem montre des divergences significatives avec la Liturgie originelle (?).
Lorsqu'une révolution de palais changea la dynastie régnante sans que le Bastion n'intervînt, les nouveaux Sultans s'essayèrent à effectivement régner mais découvrirent bientôt la nécessité d'une administration. Avec les années et le désintérêt manifeste des rares nobles Hornois encore présents, un nombre grandissant des Clercs de Herem se réunirent donc pour former ce que les Kaligantais appellent aujourd'hui le Dokhupan : un clergé administratif tentaculaire, jadis considéré comme plus puissant que les Sultans eux-mêmes, maintenant le commerce avec le Sanctuaire et donc une certaine prospérité pour les "Mordorés".
Pourtant, le Dokhupan a beaucoup perdu de son prestige depuis quelques décennies, d'abord parce que la Chute du Sanctuaire a sévèrement ébranlé la foi des populations locales comme le clergé lui-même, ensuite parce que le commerce avec le Continent s'est donc arrêté il y a quarante ans. Temporairement instable, la situation économique du Sultanat ne s'améliora à nouveau que lorsque les Lusiarine vinrent relancer la ligne maritime vers le Continent, remodeler un peu sa législation commerciale et apaiser (croyait-on) les relations avec Fehn.
Plus récemment, la guerre au Royaume de Singhal a vu la plupart des Clercs singhalais abandonner le terrain pour se réfugier vers Marandrha, mais c'est bien sûr l'incapacité des Clercs à organiser la défense du Sultanat contre le harcèlement de la marine de Rhûda qui leur coûte leurs dernières bribes de crédibilité...
Tropiques du Chaos
Aujourd'hui, le pouvoir kaligantais est donc bien involontairement partagé entre beaucoup de factions :
- l'actuel Sultan Laodajar, encore entouré de sa famille et ses bannerets (quoique leurs fiefs semblent assez "exotiques"), donc de la majorité de l'armée terrestre,
- un Clergé qui n'a plus le soutien de la noblesse, mais peut-être celui du Bastion (quoiqu'il reste généralement silencieux), des fanatiques religieux et des Remans (venus du marquisat de Horne, de Varangue ou de Narcejane), qui sont quelques centaines de marchands et nobliaux à avoir ouvert un comptoir à Marandrah,
- une Arche des Lusiarine qui occupe une presqu'île fortifiée dotée de son propre port, son phare et la principale flotte de combat du Sultanat (composée de Maletudine et de Sangrine), en plus d'assurer les 4/5° du commerce extérieur de l'archipel,
- la Lignée de Pravindra, jadis rivale des Lalnyhari, forme à la capitale une vaste communauté Fehnri, très implantée dans l'artisanat et le petit commerce, dont les Matrones fournissent des quantités d'équipement nécessaires à la défense du Sultanat,
- le célèbre "Prince-Pêcheur" Banukh et la "caste" particulière des Serpentaires, aujourd'hui la principale force maritime autochtone.
Les débats pour déployer la flotte ou l'armée du Sultanat sont d'ailleurs d'autant plus houleux qu'une part de leurs forces sont des volontaires qui changent parfois de commandement selon la popularité de l'un ou l'autre plan de défense, et que Marandrah a de longtemps adopté la mode fehnri des gazettes & des affiches. Une part conséquente de la population y sait lire, écrire (au moins dans le Hornois-créole employé dans le Sultanat) et a des opinions, qui circulent et s'enflamment selon la qualité des textes ou des caricatures, impactant la popularité des différentes factions et les ressources allouées à l'une ou l'autre politique maritime...
Ganok & Gazettes
Deux piliers culturels des Îles Mordorées sont tout spécialement actifs dans les grandes villes du Sultanat : l'antique sport heremide du horaganokal –désormais simplement appelé ganok– et la coutume fehnri d'imprimer et de vendre des opinions.
La tradition orale du ganok présente ce sport de balle comme hérité d'une épreuve hornoise rituelle en l'honneur d'Ërem, une compétition autrefois martiale et même sanglante, mais qui aujourd'hui consiste essentiellement pour deux équipes de 4 joueurs (et 8 remplaçants) à se disputer un ballon pour le propulser dans un anneau : lorsque la balle a touché le sol 8 fois (dans toute la partie), l'équipe qui a marqué le plus de buts gagne le match. Depuis au moins trois générations, le ganok est devenu presque aussi populaire que le culte d'Ërem : beaucoup de villes côtières et presque toutes les îles ont au moins une équipe de ganok capable de se qualifier pour le tournois annuel du Sultanat, l'entraînement de plus en plus codifiés, le jeu "technique" domine le jeu "brutal" et le nombre de blessés graves est en nette récession depuis quelques années !
Certes, les gazettes qui pullulent dans la ville ne parlent pas que de ganok : presque toutes mentionnent également la religion (grand sujet de débats) et la politique, en particulier pour dire du mal du Sultan et du Clergé. Car s'il existe des centaines de gazettes dédiées au théâtre, aux frasques de la noblesse, aux fraudes du Clergé ou à la mode, des douzaines de quotidiens orthodoxes, de la propagande pro-kerdane et des publications anti-Fehnri, presque toutes les gazettes finissent par parler de la guerre, de l'héroïsme des Serpentaires, de l'incurie du gouvernement... et bien sûr de la saga perpétuelle des victoires glorieuses, des défaites amères, des sacrifices héroïques, des transferts suspects et des trahisons inévitables du ganok !
Auberges flottantes
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