Lusiarine (famille)
Néanmoins, ses projets sont désormais menacés par la guerre navale que Fehn mène aujourd'hui contre le Sultanat "de Safran", et le blocus maritime dont les transports Lusiarine sont les premières victimes...
Sommaire
De Ligovia au Concile
Si la nation kerdane dans son ensemble est devenue une puissance navale et commerciale pour pallier au manque de ressources criant de ses archipels, c'est doublement vrai pour ses îles les plus au Sud, souvent arides et dont les habitants n'ont longtemps survécu que grâce à la pêche. Au cœur de cette région méridionale "miséreuse" (au moins selon des standards kerdans) se trouve l'archipel nommé Ligovia et dont l'unique avantage économique fut d'avoir, jadis, compté juste assez de forêts pour construire des navires : parmi ces bûcherons et charpentiers minutieux, généralement râblés et très bruns, la famille Lusiarine s'est d'abord extraite de l'indigence durant l'Âge Sombre en découvrant successivement des techniques de replantage relativement efficaces, des méthodes d'assemblage naval n'employant pas de métal et, surtout, l'importance de la solidarité.
Car à l'époque antique où les archipels moins pauvres se lançaient dans la concurrence commerciale qui formerait le socle des futures dynasties kerdanes, les Lusiarine organisèrent plutôt un réseau consistant à échanger, sur leurs petits navires sans clous, les quelques marchandises produites par les moindres îlets en se préoccupant moins de profit que d'assurer la survie conjointe des communautés méridionales qui, en retour, commencèrent à se spécialiser pour mieux participer à cette coopérative maritime bientôt appelée la Ligua [1]. Les Ligoviens refusèrent obstinément de réviser ce principe de solidarité même à l'aube du II° siècle avant l'Ère Impériale, lorsque leurs marins atteignirent les Îles Mordorées et y trouvèrent un véritable pays de cocagne, foisonnant d'opportunités commerciales finalement capables d'apporter un peu de prospérité à leurs îles.
Ces humbles origines leur ont donné un cap qui n'a plus varié depuis : alors que les grandes familles plus au Nord devenaient des cartels de plus en plus hiérarchisés en formant le système de "clientèle" qui perdure encore aujourd'hui, la Ligua rassembla peu à peu une large confédération de petites communautés unies pour subsister et, pendant que les ambitieux Venderine exploitaient le vaste Continent à l'Ouest, que les guerriers Torodine se préparaient à conquérir leurs voisins et que leurs clients Melangoline exploraient les terres barbares du Nord, les marins ligoviens continuèrent de s'aventurer toujours plus au Sud, dans des régions de plus en plus étranges mais au moins luxuriantes.
Avec une ténacité qui deviendrait un stéréotype [2], malgré leurs petits navires chahutés par des mers tempétueuses et apparemment grouillantes de monstres qu'ils nommèrent "Serpentines", les Ligoviens s'acharnèrent à rencontrer tous les peuples des tropiques, à baragouiner toutes les langues quitte à les massacrer par leur accent rugueux et à y nouer patiemment des partenariats d'autant plus solides qu'ils étaient équitables. Et s'ils en tiraient laborieusement des profits plutôt modestes au regard des fortunes faîtes par les grandes dynasties, la Ligua parvint, lentement à assurer la prospérité non seulement de sa Ligovia d'origine, mais des autres îles kerdanes "du Sud".
Dès avant la guerre du Cénacle (qui déchirerait les Archipels Kerdans de -126 à -117),
devant la menace grandissante représentée par les Torodine
exploitant la moindre branche, en replantant souvent et en développant .
Ormaline ("inventeurs" de l'arbalète), syncrétisme technologique,
Dynastie Tropicale
Arche des Palmes
Arche Céladone
Samudra
Comptoirs à Fehn
Nanghyamsi, Hanghyamàn
Shamadhay
WIP
Ayant établi des arches au Marquisat de Horne et depuis peu à Varangue, dans le commerce des épices pour chercher à s'implanter dans l'archipel de Felriane.
Ainsi espère-t-elle finir par l'emporter dans une rivalité de plusieurs siècles contre les Venderine...
Mais sa principale actualité est, de très loin,