56) "Jin"

De Marches du Nord
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À la fin de l'Été 40 (È.I.), une flottille menée par l'Orizzonte et affrétée par Bartolome Sotorine, Adira Pratesh et leurs alliées Lalnyhari (avec l'aide surprenante du Bastion Septentrional) fît voile vers le tropical "Sultanat de Safran", terre mythique sur la Route des Épices entre le Matriarcat de Fehn et l'Empire de Rem.
Si cette lointaine route maritime à travers les Mers Serpentines avait de longue date fait la fortune de la dynastie kerdane des Lusiarine, elle se trouvait alors menacée par un blocus établi par les redoutées Rhûdari, bras armé de Fehn et Lignée rivale des négociantes de Lalnyha. Pour défendre ses vastes intérêts économiques et le Sultanat (presque malgré lui) : les Lusiarine avaient en effet recruté des corsaires jusqu'à Felriane, et tout un gang d'Endilans bigarrés s'étaient engagés à leurs côtés pour des motifs aussi variés que tordus, mais qu'on pourrait résumer par la volonté des joueurs et du MJ de prendre des vacances virtuelles au soleil, loin de la grisaille et des attaches accumulées depuis 15 ans de campagne des Marches du Nord.

► Conçues comme un long interlude entre l'Expansion tortueuses des Endilans et l'incertain futur de la Marche des Lacs, ces aventures exotiques dans les Îles Mordorées regrouperaient des Protagonistes anciens et quelques nouveaux pour former, en une poignée d'Épisodes, leur propre Chapitre : le III° de la campagne, simplement intitulé "Tropiques"...


Routes-des-Epices.png


Contexte

Lorsque, après plus de trente ans d'une guerre abominable, Horne s'effondra finalement sous les assauts barbares des Aramides, fondant l'Empire de Rem sur les ruines du Sanctuaire hornois, un lointain protectorat tropical fondé à l'époque du Royaume Solaire fut laissé à la direction vacillante du Bastion Mordoré : à mesure que la noblesse hornoise, alanguie par la douceur des tropiques, s'y repliait dans son ultime forteresse oubliée par le lointain tumulte du Continent, le Sultanat de Kaliganthàm se découvrit indépendant, mais pas vraiment autonome.
De fait, les Îles Mordorées soudain privées de la protection de Horne virent bientôt le Matriarcat de Fehn s'avancer par le Sud, conquérant les 36 Serpents avant de s'attaquer au Royaume de Singhal, pendant que les navigateurs kerdans détournaient à leur profit la soie et les épices des états insulaires...

→ Les Mers Serpentines et leurs archipels ressemblent beaucoup à ce qu'on appelait "l'Insulinde" à la période classique indonésienne. J'y ai même piqué quelques noms...


Rhûda & Lalnyha

→ Extrait de la page des Îles Mordorées
Même les érudits de la dynastie Lusiarine ne prétendent pas tout comprendre des subtilités de la politique fehnrique, mais il semble que "le Matriarcat de Fehn" ne soit pas un empire, plutôt une fédération de Lignées (à la fois dynasties et "royaumes", quoique pas toujours au sens strictement géographique du terme), dirigées conjointement par une assemblée de Reines relativement autonomes et parfois concurrentes. Au sein de cette fédération, les Lusiarine sont alliés à la lignée marchande et diplomate de Lalnyha, qui développe de luxueux comptoirs dans ces archipels alors même que la lignée guerrière de Rhûda tentent de les conquérir par la force : si les "Rhûdari" ont déclenché la guerre contre Singhal il y a plus de 50 ans, ce sont les marchandes "Lalnyhari" qui en ont négocié l'armistice il y a une petite décennie.

Les deux lignées semblent néanmoins s'étendre presque parallèlement à travers les Mers Serpentines, comme les navigateurs Venderine en ont fait les frais. Au début du conflit avec Singhal, la lignée de Lalnyha était déjà implantée à Samudra et semblait indifférente aux affrontements frontaliers, pendant que les Venderine s'y bâtissaient une arche. Quand les Rhûdari ont attaqué, la "dynastie dorée" des archipels kerdans a aussitôt pris le parti de ses alliés singhalais, appelant à la rescousse leurs "clients" militaires de la famille Sangrine. Mais après que ces derniers aient été taillés en pièces par les Rhûdari au point que les Venderine abandonnent leurs prétentions dans l'archipel, les Lalnyhari se sont vite arrangées avec les Lusiarine, qui ont pu développer leurs commerce d'épices sans être inquiétés (malgré une augmentation des "frais portuaires").
Par la suite, lorsque quelques explorateurs remans sont arrivés dans ces contrées après la chute de Horne, la plupart d'entre eux ont été massacrés par les féroces Rhûdari, mais les rares rescapés doivent leurs vies à l'intervention des Lalnyhari, qui les ont fait rapatrier vers Narcejane par leurs amis Lusiarine.

Actuellement la cour impériale d'Arnelore s'inquiète de voir progresser vers le Nord les forces de Fehn (ou seulement celles de Rhûda ?) jusqu'à bientôt "lorgner les côtes de Horne", et l'Empereur se prépare à repousser l'expansion de ces Sorcières. Mais les Lalnyhari tentent pourtant d'ouvrir des relations diplomatiques avec les Remans, sans que ces derniers sachent si les négociantes tentent effectivement d'éviter une guerre entre empires ou si elles ne sont que des espionnes perfides tâtant le terrain avant l'attaque de leurs cousines guerrières : après avoir essuyé des refus outrés du Marquisat de Horne comme de la plupart des duchés côtiers, c'est finalement à Felriane qu'elles ont d'abord pu fonder une ambassade, avant de rencontrer l'inénarrable Adira Pratesh qui les a bientôt invitées dans les Marches du Nord...


L'affaire de la Cesta d'Oro

En échange de son aide pour accéder à l'Empire de Rem, les Lalnyhari permirent à Adira Pratesh de commercer "chez elles", c'est à dire jusqu'à Fehn par la légendaire "Route des Épices" : déjà grandement enrichi par le commerce entre le Marquisat impérial de Horne, le duché de Felriane et sa chère Marche des Lacs, l'entreprenant Adira se paya une nouvelle nef (la troisième) pour faire de lucratifs voyages entre Nanghyamsi –le port le plus nordique du Matriarcat– et Khorodavar –la pointe Sud de l'Empire de Rem. Mais parce qu'il n'avait plus d'idées farfelues pour la baptiser et qu'elle devrait naviguer parmi les Kerdans, il nomma simplement cette nef pour ce qu'elle était à ses yeux, mais dans leur langue : la Cesta d'Oro, c'est à dire "la caisse d'or".

L'un des plus grands navires des Mers Serpentines, battant un pavillon diplomatique fourni par le Matriarcat et un autre, de complaisance, acheté auprès du clergé de Kaliganthàm, soutenue par un réseau de boutiques, d'officiels corrompus, de courtiers et de havres sûrs tout le long du parcours (la Prateshugi), la Cesta aurait pu se contenter d'allers-retours (presque) tranquilles sans se préoccuper du blocus maritime instauré par la flotte de Rhûda autour du Sultanat si, à l'été 40, son capitaine n'avait cédé à un léger accès de cupidité.

Compétent, audacieux et endetté depuis la perte d'un navire loué à sa belle-famille kerdane, le métis 'Jin Sangrine espérait se refaire en faisant de brefs arrêts commerciaux à Marandhra[1], capitale du Sultanat mais destination prohibée par les Reines de Fehn : certes, ce genre d'escales interdites pourrait coûter sa licence de commerce à Adira mais la nef était rapide, Jin connaissait bien ces eaux et ne doutait pas d'échapper aux patrouilles rhûdari.
De son lointain château nordique, accaparé par ses problèmes conjugaux [2] et les suspicions grandissantes de la Sénéchaussée impériale quant à la légitimité de son propre titre de Sénéchal, l'Honorable Maître Pratesh finit par consentir. Lorsque son message arriva enfin quelques mois plus tard, la flotte de Rhûda avait nettement amplifié sa surveillance mais Jin avait d'autant plus besoin d'argent...
Après sa seconde étape clandestine au Sultanat, un contrôle de routine aux abords des eaux territoriales de Hông suffit à révéler aux Rhûdari que la Cesta d'Oro avait illégalement débarqué des marchandises depuis l'estampillage de son manifeste au départ de Samudra (au Royaume de Singhal, où les Rhûdari ont un poste de douane). Jin et son équipage furent aussitôt mis aux fers, et la lourde nef remorquée vers le port militarisé de Galinga, dans les îles Myriadines, dont la Cesta encombra aussitôt la rade de sa taille et engorgea les entrepôts d'une simple fraction de sa cargaison.


Intervention Endilane

À l'été de l'an 40, trois factions endilanes (d'adoption) débarquent au Sultanat pour en rejoindre une quatrième :

Lalnyhari

Les Lalnyhari "des Lacs" viennent prêter assistance à leur allié Adira et, par extension, au Sultanat. Si la politique interne du Matriarcat leur défend de lutter ouvertement contre les Rhûdari, elles ont monté une équipe clandestine qui doit s'infiltrer à Marandhra et prendre le contrôle d'une gazette aristocratique pour convaincre les Satrapes de soutenir l'effort de guère local. Elles devront être d'autant plus discrètes que la cité de Marandhra héberge depuis des générations la lignée fehnri de Pravindrah, jadis exilée du Matriarcat par les manigances des Lalnyhari, et assez revancharde. En parallèle, les espionnes Lalnyhari récolteront toutes sortes de renseignements pour guider les opérations de la flotte kerdane...

Sotorine

Les Sotorine ont rassemblé 3 navires corsaires - l'Orizzonte, le Falco et le Vulpe– sous le commandement de Bartolome, censément pour se joindre à leurs compatriotes dans la protection des navires marchands mais d'abord pour mener un raid sur Galinga afin de libérer la Cesta de Oro, puisque Adira est l'un des investisseurs de leur flottille et que son cousin Vighnu Sotorine doit mener le raid. Notez que si le Sultan est actuellement très opposé à toute attaque directe contre les Rhûdari, les Lusiarine n'ont pas de scrupules à laisser des p'tits nouveaux lui forcer la main...

Bastion Septentrional

Le Bastion Septentrional a expédié l'Inflexible Dharomjarn à la tête d'une quinzaine de Hotars pour casser de la méchante sorcière fehnri, mais aussi récupérer du personnel et de l'équipement au Bastion Mordoré. Cet "équipement" inclus une statue géante de 150 tonnes dont le transport réclame de toutes façons la vaste cale de la Cesta de Oro, mais les Hornois espèrent également prendre contact avec les Heremides "traditionalistes" de Hông.

Prateshugi

PROLOGUE

Avec l'aide du Khujayan de Samudra, les Lalnyhari arrivent à Marandrah pour préparer le terrain et se procurer des infos sur Galinga. Elles en sont à noyauter le Flambeau des Âges (rencontre avec Rajiv Shettya) quand Samar les prévient que Jin Sangrine semble avoir échappé aux Rhûdari, mais erre maintenant dans la capitale, blessé et traqué par on-ne-sait-qui......


ÉQUIPE LALNYHARI à Marandhra
"Sathi Vadresh" – Lalindukhala : 'Hatadanay' ("cheffe d'opération") ⭐
Djaneehn  : 'Suhanganay' ("resp. sécurité opérationnelle")
"Pratayruh" – Lalshurya : Màjhicienne
Hiran Lamesh : jeune spadassin/voleur (A. Darverane) +Observation
Rhanveer Lamesh : spadassin/contrebandier aguerri (A. Darverane) +Observation
Sibùn : espion (K. Samudra), enrôlé comme batelier parmi les Pagaies Turquines +Observation
Hanocha : maquilleuse, couturière & secrétaire (K. Samudra) +Observation
la Jahàning : jonque de commerce singhalaise (Éch.3) : unE capitaine et 4 marins

Autres protagonistes
Samar Fixer pour la Prateshugi
Rajiv Shettya Alchimiste

Quand on arrive en ville

Lalshurya, Hiran et Rhanveer Lamesh, Djaneehn, Lalindukhala et sa "fille" sont arrivée grâce à une jonque de commerce singalaise, la Jahàning. les deux groupes ont été déposés à deux endroits différents, afin de ne pas attirer l'attention sur l'équipe incognito (Shurya, Hiran et Rhanveer).

Lalshurya, sous l'identité de Sathi Vadresh, jeune nouvelliste singhalaise très investie dans la dénonciation des actions scélérates et pyromanes des Rhûdari dans le sultanat, débarque accompagnée de sa gouvernante et de sa jeune fille pour convaincre par sa plume les satrapes kaliganthais de la gravité de la situation. Le petit groupe s'installe dans l'hostellerie des Quatre Printemps, dans le quartier de l'Émirat des Lampion. Sathi, après avoir convaincu l'éditeur de ses compétence en lui vendant un article de qualité fut introduit au sein de la gazette Le Flambeau des Âges en tant que nouvelliste indépendante. L'article, associé d'une splendide gravure qui fit sensation, portait sur la terrible bataille qui opposa les serpentaires aux viles envahisseuses, vantant l'héroïsme et le sacrifice fait par ces preux combattant au nom de la Patrie. Il fut accueilli positivement dans le lectorat du Flambeau bien que certains s'interroge sur le tournant un peu plus sociétal que société pris par la gazette.

Lalshurya, sous l'identité de Pratayruh, comptable venue de Singhal pour travailler avec la Prateshugi (?), a pris ses quartiers bien plus discrètement dans une maison dans le marquisat des Mortiers.

Déductions de Samar

EXFILTRATION

Sauvetage

Lalshurya et ses deux gardes du corps traversent (un avec peine) la ville pour se rendre vers la planque de Jin (une modeste cabane à outil près de la jungle). Sur place, elle remarque que deux groupes de personnes sont en train de fouiller, une par une, les cabanes. Elle envoie Hiran dans la cachette qu'on lui avait indiqué et ce dernier confirme bien la présence de Jin, inconscient et salement amoché (brûlé).

Lalshurya décide de lancer un sort pour "abrutir" pendant quelques instants les personnes présentes (hormis elle et ses gardes du corps) afin de permettre de sortir la cible. Alors qu'ils s'apprêtait à partir, ils remarquent deux personnes: une fenhri voilée accompagnée d'un sicaire tatoué et a l'air patibulaire, se rapprochant. Lalshurya prend une route tangente, prend une petite ruelle pour trouver de quoi couvrir Jin d'un voile et demande à ses deux gardes de le porter comme une personne alcoolisé.
Les deux ennemis débarquent et sortent directement les armes, malgré la tentative de la màjhicienne de négocier. En dépit de leur talent, les deux gardes du corps ne font pas le poids et Lalshurya commence à être très fatiguée. En dernier recours, elle décide de lancer son sort favoris sur l'autre fenhri qui se retrouvent désorienté... et se fait assommer d'un coup de pommeau. Aucun sang n'ayant été versé, les deux parties décident d'en rester là.

Lors de sa fuite, portant sa chef fehnri, le sicaire croise la route de Djaneehn et de Lalindhukala; la première comprend que c'est un sicaire appartenant à l'Araignée-Crépuscule (la pègre liée à la Ruche des Orchidées Fauves), et donc la situation. Lalindhukala écrit à la va vite un mot pour proposer un rendez-vous aux arènes dans quelques heures et charge la gouvernante de le glisser discrètement dans la poche de la fenhri assommée. Djaneehn se dépêche, retrouve sa cible mais d'autres sicaires s'approchent d'eux pour les prendre en charge... elle hâte le pas et réussit à délivrer le message sans encombre.

Lalindukhala finit par retrouver Lalshurya qui se dirigeait vers sa planque. Le groupe repère deux sicaires (la ville en est décidemment infectée) qui les ont vus et qui ont commencés à les suivre. Sibùn passant avec son bateau sur le canal, Lalshurya le hâle pour enfin partir. Mais les deux sicaires sortent les armes et il faut agir. Lalindukhala décident donc d'improviser un drame où Lalshurya lui aurait volé son "taxi" afin d'attirer l'attention et d'empêcher les deux malotrus d'agir.
Cela fonctionne... mais ne les découragent pas, ils suivent le bateau le long de la rive. Lalindukhala, rejointe par Djaneenh, décident de payer un groupe d'enfants pour aller gêner les deux assassins et les retarder! Cela fonctionne à merveille et, au bout d'un certain temps, tout ce beau monde finit par se retrouver à la planque...OUF, le sauvetage de Jin est (pour le moment) réussi!

C'est quoi le plan?

Lalshurya est exténuée... au bout d'un rouleau. Une fois qu'elle est arrivée, elle est dépitée de voir autant de monde chez elle (sa planque supposément secrète!!). Rien ne s'arrange quand Samar arrive... et un de plus!! Par sécurité, elle demande à ses gardes du corps de faire un tour pour vérifier si la maison est surveillée (apparemment, seule une personne louche et à l'air patibulaire surveille la maison... mais c'est la propre garde du corps de Samar).

Il est décidé que c'est Samar qui ira, en tant que représentant de la Prateshugi, négocier auprès des Pravindrahri. On sait que Jin devait leur livrer une grosse cargaison d'Opium et donc c'est pour ça qu'elles le recherchent: on leur proposera donc d'aller retrouver la drogue (et de leur expliquer que ce sont les viles Rhûdari, qui sont derrière tout ça) et, en échange, elle nous laisse tranquille. Ca sera déjà un premier pas pour notre "collaboration".

Rajiv & Dàlong

Pendant ce temps, dans la [[Ruche des Orchidées Fauves], Rajiv, alchimiste et spécialiste des encres pour le Flambeau de Âges, se prépare à passer la soirée en bonne compagnie... En effet, voilà quelques temps qu'il a fait la connaissance du charmant Dàlong, ingénieur/homme à tout faire de la Ruche. Et ce soir est peut-être le grand soir. Dàlong a réservé une table dans un restaurant discret, Rajiv s'est paré de ses plus beaux habits (même pas tâché d'encre ou attaqués par l'acide!)... Et pourtant, Dàlong est en retard. Il s'avère rapidement qu'un contre-temps a contrarié l'organisation de la grande soirée romantique, un contre-temps de tuyauterie plus précisément, d'après ce qu'annonce à Rajiv la jeune femme voilée qui l'invite à la suivre, dans l'espoir qu'il puisse aider à régler plus vite cette fâcheuse situation... Rajiv s'est donc planté à coté des canalisation des bains d'une pagode rousse, chargé de passer les outils à un Dàlong apparemment occupé à trouver une mystérieuse gemme disparue sous le regard étrangement scrutateur d'un colosse tatoué et peu décidé à les laisser sortir. Après plusieurs heures à patauger dans les eaux plus ou moins propres (et toujours aucune gemme trouvée!) Rajiv se fera finalement traîner vers un endroit inconnu, après avoir assisté, impuissant,à la perte de conscience de Dàlong suite au coup derrière la tête d'un autre colosse.

L'ÉCHANGE

"On a kidnappé votre alchimiste ! _On a un alchimiste, nous ?"

Aux Arènes

Premier contact

Sur place, Samar rencontre une fenhri, voilée évidemment, et bien protégée. Autour d'une bouteille hors de prix, les négociations sont entamées. La fenhri annonce à Samar qu'ils ont "notre alchimiste" (celui-ci acquiesçant, cela confirme leurs dires) et qu'ils veulent l'échanger contre Jin. Samar leur explique la situation... et il doit donner moultes détails afin que son interlocutrice le croit: leur cargaison a été volée par les infâmes Rhûdari et se trouve à bord de la Cesta del Oro sur l'île de Galinga.
La fenhri va donc proposer le "deal" a sa hiérarchie et un nouveau rendez-vous est pris quelques heures plus tard au "Marchés dansant".

Second rendez vous

Au Marché Dansant

Samar, toujours accompagné à quelques mètre de là par sa fidèle garde du corps, s'installe seul dans un restaurant d'un standing impeccable. Il est vite rejoint par une femme voilée (visiblement une matriarche, au vu du luxe de ses habits et de ses bijoux), avec qui commence les négociations... Les Pratvindrari ont bien évidemment vérifié les informations (exactes) fournies par le fixeur de la Prateshugi. Les bonnes relations commerciales entre les deux factions, jusque là, ont pu permettre la discussion autour d'un accord potentiel mais vue les enjeux économiques liés à la marchandise "perdue", les Pratvindrari ne pouvaient pas se permettre d'une promesse de récupération, elles ont besoin de garantis. Elles ont donc organisé l'enlèvement de Rajiv (qu'elles pensent lié au lalnyhari, qu'elles ont deviné être les "alliées" de Samar) et compte, selon les traditions locales, le rendre en kit si les négociations ne se passent pas comme elles le veulent. D'autres part, du fait du conflit qui oppose les Pratvindraris à un autre gang (info à trouver), les fehnris locales sont en forte demande de ressources... d'où la commande massive d'opium passée auprès de la Prateshugi pour nourrir leurs fumeries. Pour compenser les pertes (qu'elles espèrent temporaire) provoquée par la disparition de la marchandise, elles ont donc demandé 40.000 roupies en attendant de récupérer leur dût. En échange de la récupération de la cargaison sous trois huitaines, Samar a négocié la récupération de Rajiv (en un seul morceau, on a besoin d'un alchimiste en bon état pour la suite) et une promesse de laisser ses "partenaires" tranquille pour le moment. L'interlocutrice de Samar (qu'on suppose être une matriarche au vu de son habillement), suite à l'accord de principe, a pris la peine de préciser qu'il vaudrait mieux, pour les bonnes relations à venir dans cette affaire et potentiellement pour la suite, que Samar reste l'intermédiaire dans les négociations à venir.

Réunion aux Mortiers

Brûlure

Nous avons besoin des informations de Jin et le soigner pour qu'il reprenne conscience va prendre trop de temps (et être compliqué: il faut trouver un soigneur, qu'il soit de confiance pour pas nous trahir, réussir à le faire venir jusqu'à la planque de Lalshurya sans nous dévoiler... bref trop compliqué!
Pour aller plus vite, Lalshurya décide d'aller chercher l'information à la source: l'esprit de Jin... et ce fut une heureuse initiative. En analysant l'esprit du blessé, la jeune et talentueuse Màjhicienne se rend compte de plusieurs choses.
L'Opium a été caché dans environ 600 poteries qui se trouve dans les cales de la Cesta del Oro (cette dernière se trouvant, aux dernières nouvelles, dans un entrepôt de Galinga).Jin a été capturé par les Rhûdari alors qu'il tentait de passer du coté de Hong. Il a été torturé, notamment par une Pyromancienne aux yeux roux (ou "presque oranges") et avec un masque. Les Rhûdari de l'envoyer, avec d'autres prisonnier Kerdans, à Juhà-Lang pour tenter de leurs arracher encore plus d'informations. Jin a profité d'une escale sur l'île de Badhùlarapang pour s'enfuir pour ensuite être récupéré par un navire singhalais qui passait par là, avant de rejoindre Marandhra. Il était blessé et en plus recherché par les Pravindrahri car il était censé leur livrer une cargaison d'Opium dont elles ont grandement besoin afin de continuer leur opération).
Mais... tout ceci semblait trop beau... trop "téléguidé" et nous avons vite soupçonné un piège comme si on avait délibérément laissé Jin s'échapper. Ce soupçon est vite confirmé quand Lalshurya découvre qu'il y a une balise majhique dans sa tête, sous forme de flammes. Cette balise, nommée "Flammèche Chimérique", peut servir à savoir où se trouve Jin et surtout à écouter/voir ce qui se passe autour de lui. Comme quoi les Rhûdari ne sont pas les plus grosses bourrines et sont plus finaudes qu'il n'y parait!

Lalshurya lance donc un énorme sort pour remonter la source et apprendre de nombreuses informations:
-La "Flammèche Chimérique" ne capte pas bien (et le fait que Jin est inconscient n'aide pas la chose)
-Il est difficile de bouger la flamme hors de Jin, il est donc préférable de la laisser dans son corps et de tromper les Rhûdari en communiquant devant Jin de mauvaises informations
-La "Flammèche Chimérique" se nourrit/s'alimente des brûlures de Jin. La Màjhicienne peut avoir accès à la mémoire de Jin mais cela demande des efforts supplémentaires. Elle a également accès à son ressenti (émotions, ressenti physique, sens...)
-La cible se trouve au sud-ouest à moins d'une dizaine de km (dans le quartier du Duché du Débarcadère Méridional),
-La majhicienne, la Pyromancienne aux Yeux roux est vraiment talentueuse; la "Flammèche Chimérique" est un prototype qu'elle a inventée. Elle est douée en Pyromancie, en Chimère et en Songe
-Elle est accompagnée de servant(e)s même si elle opère (et donc "écoute") seule; il y a également 6 shalùdanay (éclaireuses),
-Les éclaireuses n'ont pas de Serendijhù (statue permettant de communiquer) (elles se reposent sur la pyromancienne pour communiquer),
-Elle se trouve près d'un brasier conséquent... et, après moultes autres investigations, elle serait plus précisément dans une maison avec une forge,
-La maison est, bien évidemment, fortement protégée majhiquement
-Le plan de la Pyromancienne aux Yeux roux ne se passe pas comment prévu! En théorie, elle pensait que Jin allait vite se faire récupérer par les Pravindrahri alors que ce dernier a pas mal trainé avant de se faire récupérer... et surtout, pas par les personnes espérées. La Màjhicienne est donc très fatiguée car elle doit maintenir le sort et "écouter" la fatigue encore plus.


Lalshurya a également détecté que la Pyromancienne aux Yeux roux a extrêmement peur d'un "démon araignée", présent dans le songe, qui aurait tisser sa toile dans la ville. Cette information nécessite d'en apprendre plus et d'informer nos services secrets sur place et notre hiérarchie.
Cependant la question se pose: comment se fait ce que les "bourrines" Rhûdari ait plus d'informations que les normalement bien informées Lalnyhari?

Avec toutes ses informations en tête, le groupe se rend bien compte qu'il n'a quasiment aucune chance de venir à bout de l'équipe adverse... il est temps de "faire appel à un ami" (un courrier est donc envoyé à la B-Team, les Endhilans).

It's Bollywood time, baby

Afin de tromper la surveillance de la Pyromancienne aux Yeux roux, Samar et Lalindukhala préparent leur meilleur show!! D'abord Samar en cachant tout ce qui pourrait renseigner l'ennemi sur la localisation de la planque (on étouffe les bruits, on cache les runes majhiques et tout ce qui pourrait servir à nous identifier). Puis c'est au tour de Lalindukhala de rentrer en scène pour délivrer sa (meilleure) prestation en faisant croire que Jin a été analysé et que rien a été trouvé et qu'il est temps de le ramener à la Ruche des Orchidées Fauves.
Evidemment la prestation de haut vol semble convaincre notre antagoniste... il est temps pour notre équiper de préparer la contre-attaque.


  1. Des "arrêts commerciaux" en fait liés au trafic d'opium, comme sa hiérarchie s'en apercevra plus tard...
  2. Malgré leur désir d'être parents, sa chère et tendre est "empêchée" de concevoir par une malédiction familiale qui ne sera levée que lorsque toutes les promesses faîtes à leur mariage auront été tenues : ça pourrait prendre du temps.

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