Ruche des Orchidées Fauves
Suite à de sévères dissensions avec l'Assemblée des Reines il y a plus d'un siècle (suite à l'affaire, célèbre en son temps, des Tympans d'Argile), la Lignée de Pratvindrah fut exilée de Fehn et finit par trouver refuge dans la grande cité cosmopolite de Marandhra en y fondant la seule "Ruche" des Îles Mordorées : celle des Orchidées Fauves. Et parce qu'il leur a fallu beaucoup de diplomatie, une chance assez rare et supporter bien des avanies pour finalement s'intégrer dans la capitale du Sultanat de Kaliganthàm, celle que l'accent chantant des Ganthi appellent les Pravindrahri (sans t) défendent aujourd'hui leur cité de toute (autre) intrusion fehnri, qu'il s'agisse des terribles guerrières et Pyromanciennes de Rhûda, de leurs perfides cousines Lalnyhari ou d'autres émigrées du Matriarcat.
Incidemment, Pratvindrah était aussi l'ancêtre des Pratsumri, la branche de la Lignée séparée des Pravindrahri après leur installation à Marandrah et parties s'installer dans la lointaine Principauté de Duriane (au Nord-Ouest de l'Empire de Rem), et dont sont par exemple issus les cousins Adira Pratesh –fondateur de la Prateshugi– et Vighnu Sotorine...
Néanmoins, après plus de cinq générations d'efforts, les filles de Pratvindrah ont atteint au Sultanat une prospérité et une légitimité dont peu de Ruches pourraient se vanter, et qu'aucune Lignée fehnri n'a seulement approchée dans les Mers Serpentines. D'abord, les Orchidées Fauves sont aujourd'hui une vaste citadelle urbaine au sein de la Baronnie des Cordons, comptant plus de 20.000 habitantes et beaucoup de petits commerces. Ensuite, elles s'enrichissent tant par leurs "Pagodes Rousses" (maisons de plaisir) et la vente de diverses drogues (mal considérée par la guilde des Alchimistes mais très populaires au Sultanat) que grâce à leur florissante industrie textile, récemment consacrée par leur entrée au sein de la guilde des Tisserands puis leur alliance avec la Désirée Haligapàn, Baronne de la Rue des Cordiers.
Enfin, publiant depuis près de 30 ans un hebdomadaire "ouvrier" intitulé Hatanông ("Véracité") dont la circulation s'est considérablement étendue, n'ayant pas complètement abandonné les affaires illégales qui ont jadis permis leur implantation et soutenant maintenant l'effort de guerre contre les hordes de Rhûda grâce à leur récente association avec les Serpentaires, les Pravindrahri n'ont jamais été aussi influentes et pourraient même, bientôt, être représentées auprès du Palais...
Sommaire
Origines
l'Exil
Essor criminel
Sorcellerie ?
Matriarchesnes notables
Parmi la caste dirigeante des Orchidées Fauves [1], on notera tout particulièrement :
- la monarque locale Pratandahla, encore jeune et qui a pris le pouvoir après un "Jeu des Princesses" plutôt pacifique : contrairement aux horreurs qu'on raconte dans les Marches du Nord, les Pravindrahri semblent en faire une sorte de concours non-violent plutôt qu'un règlement de comptes sanglant.
- l'Agréée Intendante Praamad semble être le visage public de la Ruche, c'est notamment elle qui coordonne les efforts de ravitaillements de la flotte de défense kaliganthaise, mais aussi les négociations avec les Kerdans et, plus rarement, la Prateshugi.
- l'Avisée Archi-Nouvelliste Pratsashad est non seulement en charge de l'information "ouverte" (par opposition à "secrète"), des considérables archives et du journal Hatanông (leur gazette ouvrière progressiste et abolitionniste qui sort chaque Remed, quand le prolétariat se repose) : elle semble donc produire autant de propagande que d'information "interne" et le Khujayan de Samudra la considère comme une politicienne dangereuse.
- l'Adorée Matriarches des Voiles est apparemment l'Arcaniste locale (donc une màjhicienne de première force), excessivement discrète et dont même le prénom n'est pas connu en dehors de sa Ruche...
- enfin, l'Honoré Viguier Proàngishar est un mâle qui a su se hisser jusqu'à la haute fonction de chef de la garde, exécuteur et magistrat de la Ruche.
Prospérité
Aujourd'hui, les revenus des Orchidées Fauves reposent principalement sur...
- la production textile (des soieries, bien sûr, mais aussi des cotons multicolores très légers, des dentelles et des gazes très appréciées des Satrapes généralement voilé·es, des équipement de cuir et de rotin pour les travailleurs, des armures pour les Serpentaires et les gardes de plusieurs aristocrates...), d'ailleurs liée à ses ateliers de teinturerie (qui viennent toutefois de perdre leur principaux fournisseurs pour cause d'incendie par les Rhûdari) et d'imprimerie, notamment à travers une ligne sans cesse renouvelées de motifs qui font fureur depuis quelques années.
- ses multiples produits et services liés à l'alchimie, une activité d'autant moins appréciée par la guilde marhandraise (installée à l'Orangeraie) que les Pravindrahri n'en respectent pas les règles, mais qui comprennent des médecins, herboristes et autres "drogueries" (les Ganthi consomment toutes sortes de pharmacopée, des alicaments aux drogues récréatives), la production de parfums, encens et cosmétiques, de bougies et d'huiles d'éclairage (notamment à partir de l'ambre de serpent), une large variété d'alcools, de thés et d'aliments en conserve...
- ses Pagodes Rousses, où l'on trouve non seulement du sexe et des ivresses variées –dont le trop populaire et illégal nallù (mélange à base d'opium)– mais aussi des jeux d'argent, de la musique, des massages et des hammams.
Néanmoins, la Ruche est aussi active dans plusieurs autres négoces puisque l'industrie de leurs ateliers peut alimenter bien d'autres secteurs à relativement bas prix : leur verrerie et poterie fournissent en contenants une foule de productions chimiques ou alimentaires, la préparation d'épices les met en contacts avec nombre de tavernes, poissonneries et bouchers, la corderie et la voilerie avec toutes sortes de marins et constructeurs navals... Et tout ceci leur procure assez de trésorerie pour faire un peu d'usure et d'investissement, ce qui étend encore leur réseau à une variété de petits négoces à qui elles apportent un financement d'appoint.
- ↑ Voir la description de la société fehnri.